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MISSION DE LA MER  aux SABLES D'Olonne

 

            A la  faveur du Carême 2012, la Mission de la Mer  proposait, cette année, une rétrospective sur 50  années d'aumônerie maritime, et même  plus encore, puisque, selon Bernard Tesson, c'est  en 1932 , que le premier aumônier des marins y a reçu  cette mission spécifique dans le diocèse de Luçon.

L'actualité  était présente  ce soir, avec une vidéo  présentant la pèche à « la senne danoise »  initiée en France aux Sables d'Olonne pour 6 chalutiers.  Des responsables du port de pêche ont également pris la parole devant un auditoire  d'une centaine de personnes. C'était le 21  mars à la salle des Fêtes de la Chaume.

 

L'accueil  et l'animation de cette soirée ont été conduits par Robert Gaborit, aumônier diocésain :  « Le port des Sables a repris des couleurs :  aujourd'hui 179 marins  et 58  navires  selon l'hedomadaire « Le Marin ».   En  2011 on a débarqué  6500 tonnes , contre 48.00 en 2006.  4° place  des ports de pêche français.  A noter cependant que 40 % des apports sont effectués par des bateaux étrangers au port des Sables....Nous allons maintenant retracer l'histoire à la fois de l'aumônerie maritime et du port.  « L'abri du marin », cette maison située sur le quai Garnier du port de pêche. a abrité de nombreux aumôniers . Pierre Coindreau, Auguste Lefèbre, Maximin Gauvrit (frère Maximin) et Yves Durandet, aujourd'hui décédés. »

Nous entendrons les témoignages de Gaston Vinet, Robert Gaborit,  Bernard Tesson et  Joseph Martineau.

 

 GASTON VINET :    « Originaire des Herbiers, nommé vicaire à la Chaume en 1960, aumônier des marins en 63, je ne connaissais rien du milieu maritime, j'ai donc eu tout à découvrir du milieu et de toutes les réalités de sa vie professionnelle et familiale.

Les marins, leurs épouses, les jeunes entre autres m'ont aidé à percevoir ce qu'ils vivaient.  Nombreux contacts sur les quais, et avec leur famille. Comme passager, plusieurs navigations l'été au chalut, au thon appât vivant, ligne trainante, contact avec les mousses à l'école de pêche (cours de mousse) Réunions de jeunes marins. Des célébrations à l'occasion d'évènements familiaux..Ces approches diverses ont engendré des liens forts d'amitié.

Ce qui m'a aidé aussi à me situer. : la Mission de la Mer au plan régional, national et aussi local. Aux Sables l'équipe était composée de marins chrétiens et leurs épouses se réunissant à l'abri du marin avec nous les aumôniers pour des échanges, et célébrations au gré des aléas du métier.

J'ai toujours le souvenir des réflexions humaines et évangéliques de cette équipe. Elles ont marqué tout mon ministère.

 

La réflexion pastorale aboutit alors à  l'appel d'un prêtre naviguant, marin parmi d'autres, s'inscrivant dans le contexte de l'Eglise se remettant en cause, prenant en compte les évolutions du Monde avec le concile Vatican 2 1962 – 1965.  Des prêtres deviendraient marins- pêcheurs, comme d'autres  devenaient prêtres-ouvriers, en mission d'Eglise, envoyés par leur évêque,  dans une pastorale   de présence aux marins, d'apprivoisement, d'amitié, d'accompagnement, de partage des réalités de la vie maritime, de réflexion chrétienne avec les marins chrétiens. Un programme à vivre au quotidien, un témoignage révélant notre foi au Christ.   Une pastorale qui visait à prendre en compte l'homme et tout l'homme, à favoriser son développement, aider les marins, leurs épouses à ne pas se comporter en assistés mais à prendre en main leurs problèmes, à les aider à participer à la mise en place et au fonctionnement de leurs organismes maritimes. 

 

ROBERT GABORIT,  qui  fut à la Mission de la Mer aux Sables d'Olonnne de  1972 à 1984  raconte : « Débuter dans le métier de naviguant à 30 ans, ce fut des débuts difficiles, mais j'ai mes « invalidités » (années de retraite en terme de marins-pêcheurs) pour  8 années de navigation à la pêche. Je naviguais en particulier à la pêche au thon. Un vieil atavisme :  mes ancêtres à l'ile d'Yeu l'avaient toujours pratiquée.  C'était une pêche superbe et une aventure merveilleuse.   Une vie d'équipage dans une chaude ambiance mais aussi parfois des tensions. Une  vie de flotille avec 100 bateaux français : on parlait de tout à la radio, y compris de l'Eglise : grâce à une radio-localisation  de plus en plus précise, avec les progrès de l'électronique. Les temps de prière m'étaient indispensables.   Je goutais mieux la messe ; quand je revenais  à terre à « l'Abri du marin » je trouvais du monde dans une maison occupée par les deux autres aumôniers, Joseph  Fonteneau et  frèreMaximin. Une maison vide quand on arrive, au bout d'un mois d'absence, c'est terrible : je l'ai connu plus tard.

 

Plusieurs naufrages m'ont marqué : celui de la  Petite Foule  de l'ile d'Yeu, naufrage survenu à proximité des Sables. Le naufrage du  Marie- Christine. Celui du Petit Laurent, avec 3 hommes que je venais de quitter.

Après un temps à l'aumônerie nationale de la Mission de la MER  je suis devenu prêtre en paroisse, curé à St  Hilaire de Riez   et je demeure aumônier diocésain, toujours en contact avec les marins »

 

 Bernard TESSON, le vétéran, auteur de « Au service  des gens de mer et de l'Evangile » par Bernard Tesson, éditions Siloé 2010,  résida à la  MISSION DE LA MER AUX SABLES DE 1987 A 1993.   Il prend la parole à son tour devant un auditoire, toujours très attentif.

 

            « Né aux Sables en 1925, ordonné prêtre en 1951, j'ai passé 42 ans de mon ministère avec les marins : 6 ans à Croix de Vie, 12 ans à La Rochelle, 5 ans à l'Ile de la Réunion, 5 ans à la Martinique, 5 ans à l'Ile d'Yeu (comme curé), puis 7 ans aux Sables. Arrivé aux Sables, je me suis tout de suite rendu compte que la Mission de la Mer y était fortement implantée, puisque c'est en 1932 que le premier aumônier des marins y a été nommé, l'abbé Brochard... 12 aumôniers s'y sont succédés. Il y avait donc ici une forte présence de la Mission de la Mer. Les aumôniers y étaient très proches des marins et de leurs familles, bien sûr, mais aussi des différents organismes maritimes. A cette époque, les marins habitaient encore surtout dans le quartier du Passage et à La Chaume, mais déjà de plus en plus habitaient dans les communes voisines.

 Nous nous réunissions à peu près tous les mois, chacun apportant ses échos de la vie maritime,  avec un temps de réflexion pour faire le lien avec notre foi. Nous étions plus ou moins nombreux selon les présences à terre des uns et des autres. Parfois, nous étions plus de 20. Assez vite, deux projets concrets se sont précisés:

- réalisation d'une exposition sur la pêche au printemps 1987.

- lancement d'un petit journal maritime pour Les Sables : « l'Echo des Barges ».

 

J'avais aussi de nombreux contacts avec les jeunes marins à l'École Maritime ... Ils y passaient deux ou trois ans. Je n'y avais aucune fonction précise, mais j'avais toutes possibilités d'y passer quand je voulais et les rapports y étaient des plus cordiaux aussi bien avec les élèves qu'avec les professeurs. Cela me permettait de connaître pratiquement tous les jeunes qui y passaient avant d'embarquer et de leur proposer des rencontres en liens avec le mouvement « Jeunesse de la Mer ». D'ailleurs l'aumônerie devenait de plus en plus pour eux un lieu de rassemblement... Ils aimaient bien s'y retrouver.

 

Depuis 1991, la pêche était en crise... La ressource en poissons était en nette régression, l'exploitation des bateaux devenait de plus en plus difficile et donc les gains des équipages étaient en nette diminution, ce qui mettait des familles dans la gêne. Le monde de la pêche a pris alors davantage conscience des problèmes de la profession et a décidé spontanément de se faire entendre auprès de l'opinion publique par des manifestations locales et nationales et auprès des pouvoirs publics, par des délégations auprès des maires, sous-préfet, préfet.

Un comité de survie avait été créé. Les femmes de marins y ont été activement présentes et n'ont pas ménagé leurs peines, assurant leurs places dans les manifestations, les permanences, aidant des familles à constituer des dossiers d'aide, mettant sur pieds des réunions de femmes de marins sur Les Sables mais aussi entre ports. Elles faisaient souvent leurs réunions à l'aumônerie maritime. Depuis ces évènements, les bateaux communiquaient beaucoup plus en mer.

A mon invitation, notre Evêque, le Père François Garnier, est venu rencontrer le comité de survie. Ce fut une excellente rencontre bien appréciée par tous, et qui nous a aidés à prendre encore plus conscience de l'importance d'une proximité de l'Eglise avec le monde maritime.

 

            ------------------------------------------------------------------------------------

 

Invité à cette rencontre, JOJO MARTINEAU, coopérateur à Pouzauges, prend la parole à son tour. Il était aumônier de la Mission de la Mer  aux Sables de 2011 à 2010.    « Je suis arrivé en 2001, suite au décès de Yves Durandet, après avoir passé 10 ans à St Gilles .   J'ai connu plus de 100 bateaux et 400 marins à St Gilles, pour terminer à 60 bateaux et 200 marins aux Sables !  • Je passais beaucoup de temps sur le quai, j'ai donné beaucoup d'importance à cette présence : c'était devenu le seul moyen de rencontrer les marins. 

Et puis il y avait  L'ECOLE DES PECHES:   J'y allais environ tous les jeudis en fin d'après-midi . Pendant quelques années, un certain nombre de jeunes sont venus dans leur deux ans de scolarité . Quelques uns étaient des jeunes de milieu populaire, plusieurs étaient de d'autres régions : Lorient, St Nazaire, La Rochelle.....  Ce temps a été important pour eux, çà souvent d'abord été un moment convivial.  Ils aimaient écrire quelques lignes sur le cahier. Ils  pouvaient s'exprimer sur la semaine d'école  ou de stage ou remplir une enquête «jeunes» que je prenais à la JOC.

Je n'ai jamais été pessimiste avec eux, je crois que je les ai toujours encouragés.... Un certain nombre ont quitté le métier. Je me réjouis de voir quelques jeunes sortis de l'école y a deux ans et qui naviguent. Quelques uns ont des responsabilités.

 

A L'EQUIPE MISSION DE LA MER  on s'est rencontré régulièrement, on a réfléchi, partagé, célébré chaque mois.Il y eut des  rencontres en urgence après des naufrages.....

A cette équipe  un ou deux navigants sont venus lors d'une réunion, mais, déjà en 2001, l'équipe  était devenue une équipe de retraités.

 

DES EVENEMENTS  qui ont compté :  les baptêmes de bateaux de pêche et de plaisance,  les fêtes de la mer, avec la Grande Bordée,   les deux célébrations à l'occasion du départ du Vendée-Globe, les démarches à l'occasion des naufrages et les moments de prière au monument des péris en mer.....Une  présence à des manifs lors des grèves.. .et aussi à quelques sépultures civiles de marins.....  Il y a aussi tous les moments  où l'on est témoin de partages, de réflexions, de questions ou de gestes d'amitié qui ne sont jamais publiés à la télé, ni sur les journaux. J'ai toujours eu conscience qu'à travers ces moments là, je témoignais d'une Eglise présente au monde et qui se voulait proche des marins.

 

 

 

Après cette parole des aumôniers, Robert Gaborit  donnait  la parole à  la salle avec un micro baladeur, avant qu'on entende  des mots de conclusion par le responsable du comité des pêches, Mr Jouneau et  l'administrateur maritime, Mr  Lebrevelec.

 

QUESTIONS :

 

1.       Un aumônier embarqué que faisait-il ?  Réponse : le travail d'un matelot tout simplement.

Il travaillait à bord comme tout marin, avec une Mission  semblable à celle des prêtres ouvriers.

 

            2 .  Que faire face à la  crise du recrutement ? Réponse : les conditions de vie et de travail on beaucoup changé. En  1970 on revendiquait pour obtenir 15 jours de congé par an au moins, pour vivre un peu en famille. Ce qui a été créé en 1982. 

Aujourd'hui il y a les congés, mais  on n'a pas   encore assez pris en compte les conditions de vie à bord d'un bateau de pêche. Dans l'agriculture les conditions de vie et de travail ont évolué, par exemple en libérant des week-ends. Pour la pêche cela devrait se faire.

 Par ailleurs un marin-pêcheur gagne bien sa vie.  Il faut arrêter de pleurer, mais on manque quand même de candidats à l'école « des métiers de la mer ».

 

            3  Quel était le statut des femmes de marins ? Réponse : elle n'en eut  aucun   jusqu'en novembre 97.  Mais la  femme avait toute la responsabilité de la maison et de la famille à terre.

Quand un patron était en pêche , pour lui tout ce qui était à terre était oublié . Pourtant  la femme d'un marin était pour 80 %  de la réussite du bateau ( Gaston). 

« Quand  vous rentriez de pêche,  dit quelqu'un, si votre  femme était au travail, à l'extérieur, vous alliez au bistrot. »     Aujourd'hui il y a les congés et les femmes de marin ont un contact quotidien, par téléphone ou  internet  avec leur conjoint embarqué.

 

Il y aussi d'autres professions maritimes, par exemple l'ostréiculture.  Ne pas oublier qu'on a un estran, dit Joé Jouneau,  Le métier de marin est un métier de passion , un métier atypique.

 

4-La  senne danoise  se prêterait elle au travail des femmes ? :  Réponse :c'est prévu dans le développement sur un équipage de huit, il y aura une femme. C'est un métier d'avenir pour les femmes , car, avec toute l'électronique du bord,  il n'est plus nécessaire d'avoir des gros bras pour naviguer.  De plus la pêche danoise se pratique uniquement de jour et  avec peu de houle.

 

 En conclusion :

Le  milieu de la pêche évolue très vite, et sait s'adapter, «  j'ai énormément confiance dans les hommes  dit Joé Jouneau, car les marins-pêcheurs ont su rebondir, avec leur méthode, qui n'est pas une méthode de techno. Un gros pari  a été fait  aux Sables d'Olonne, accompagné par l'administration maritime,  en étant le premier port de France à adapter la pêche à la senne danoise : ce qui a demandé des travaux importants pour équiper 6 bateaux,  même s'il y a  toujours du chalutage classique  et encore  de  la pêche au large. »

 

C'est un milieu passionnant, en mouvement perpétuel,  avec la marine de commerce  et aussi la plaisance qui prend  de l'extension.  Aux Sables, quai Guiné, « l'Abri du Marin » a pour enseigne désormais : »Aumônerie des Gens de Mer »,  s'ouvrant ainsi à toutes les catégories de gens qui vont sur les mers, sans  oublier les sportifs de haut niveau.  Aux Sables d'Olonne nous préparons  avec la Pastorale du Tourisme des sorties en mer, en juillet-août sur le thème de « La Bible et la MER », comme dans l'été 2011. Une équipe locale prépare, comme tous les 4 ans, avant le départ du Vendée-Globe, au 10 novembre,  des propositions pour une réflexion, à propos de cet évènement qui déplace les foules. La mer, comme la terre,  est à tous. La mer pour travailler, à la pêche, au commerce, dans la préparation de compétitions sportives. La mer pour le loisir ou simplement pour  rêver,  le temps d'un weeek-end,  de vacances. La mer pour méditer, échanger, relire la Bible ensemble  comme le propose le groupe "Mer et Bible.« Et Dieu vit que cela était bon ».(Génèse  1, 10)

C.B.

 

ANNEXE  :  (document remis à l'aumônerie maritime)

 

Une FEMME DE MARIN  raconte : 

 

« .... Je suis issue du milieu agricole, en 1966, je me suis marié avec Richard, un jeune marin du port de Saint Gilles Croix de vie. Dès le lendemain de notre mariage, il est parti à la pêche au thon pendant un mois. Il était passionné par son métier, la mer et lui étaient inséparables, je me suis vite rendue compte que j'avais épousé les DEUX.

 

J'ai connu depuis la terre,  sans aller en mer !  la pêche au thon, la pêche côtière à Madagascar, où j'ai suivi mon mari puis ensuite de retour en France, de nouveau, la pêche au thon jusqu'aux Açores puis la pêche au chalut sur les côtes d'Irlande.

 

A la maison, il a fallu assumer souvent seule les charges du foyer, l'éducation de nos deux enfants, alors que mon mari était absent. Je n'ai pas repris une activité professionnelle.

 Je suis restée disponible pour être son amarre de terre et faire en sorte que sa courte présence à terre soit consacrée à la famille.

 A cette époque la situation des femmes de marins était bien particulière.

Pendant les longues absences du mari, l'inquiétude et les responsabilités pèsent parfois lourdement.  La pêche en mer est source de danger.

J'ai partagé cela avec LES Autres femmes de marins, le monde maritime est une grande famille

 

Mon expérience est celle, de beaucoup de femmes de marins que je fréquente depuis plus de 45 ans.

Dans les années 70 aux Sables d'Olonne, avec l'aide de la Mission de la Mer, les femmes ont éprouvé le besoin de se regrouper, de s'organiser et de rechercher ensemble des solutions pour faire face aux difficultés que nous rencontrions.

 Nous nous retrouvions régulièrement à 60 -80 femmes avec des intervenants dans différents domaines, sur la famille, l'éducation des enfants, la connaissance des structures maritimes. Nous faisions de la formation à notre manière !

Le premier grand travail a été  en 1972 la création d'une mutuelle pour les familles de marins cela fut une grande avancée.

Puis dans les années 80, lors de conflits entre les marins français et Espagnols, les femmes ont organisé des rencontres en France et en Espagne pour mieux connaître les difficultés de chaque coté de la frontière. Au fil du temps nous avons fait avancer la question de la sécurité, puis la reconnaissance du travail des femmes et la retraite pour les veuves. Peu à peu les rencontres se sont élargies avec le réseau européen AKTEA et les agricultrices des pays de Loire.

A travers ces échanges, j'ai pris conscience que bon nombre de problèmes sont lié à la méconnaissance des réalités de chacun et que le dialogue est très important pour la résolution des conflits quel que soient leur importance.

En 1993 lors de la grande crise de la pêche les femmes se mettent en association aux Sables d'Olonne.

 En 2002 avec les femmes des autres ports elles créent  l'Association des Femmes de Marins de Vendée, puis au niveau national La fédération  Femmes du milieu maritime.

En 1997 la loi accordait enfin ! un statut aux conjointes de patron pêcheur.

En Vendée une des démarches importantes a été de contribuer à mettre en place une formation qualifiante et diplômante, pour que le rôle et la place des femmes de marins soient mieux reconnus quelque soit le type de pêche pratiqué par leur mari.

 

Nous avons toujours trouvé beaucoup de compréhension auprès de Monsieur GUEDON, député maire des Sables et des élus des différents ports vendéens, auprès des administrateurs maritimes, auprès des responsables des Comités Locaux des Pêches et en ce qui me concerne, de Madame Giraudeau assistante sociale maritime et des membres  de la Mission de la mer.

 

Personnellement, j'ai reçu, réconfort, amitié et solidarité auprès des femmes de marins avec qui j'ai travaillé et qui continuent à soutenir le monde maritime.

 Je tiens à les associer à cette distinction que je reçois.

Je suis confiante dans l'avenir. Florence Pineau la présidente actuelle de l'association des femmes de marins de Vendée, a su donner une nouvelle dimension à notre association et elle a toute l'énergie nécessaire pour la conduire vers de nouvelles étapes. »  A.R.

 

  Lire les 3 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 24-03-2012 à 21h58

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  Blog créé le 08-12-2008 à 10h25 | Mis à jour le 19-09-2016 à 21h09 | Note : 5.00/10