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 ANAPHALBETISME BIBLIQUE selon Thomas Römer Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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IMAGE :  ENFANTS CATECHESE à la Copechagnière (85).

Ouvrir avec eux la Bible très tôt? Ce jour-là un enfant vint avec une Bible et demanda à un adulte de l'aider à comprendre.

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PORTRAIT  dans "La CROIX"  du 5/2/09 :


 Professeur de Bible hébraïque, il donnera ce soir la « leçon inaugurale » marquant la création de la chaire « Milieux bibliques » au Collège de France, à Paris

 Thomas Römer, un exégète au Collège de France

Un chercheur ne se refait pas : pour pré­parer sa conférence, le professeur de l'université de Lausanne s'est livré à quelques recherches sur la place de la Bible au sein du Collège de France, cette vé­nérable institution vouée au partage du savoir.
 « C'est la première fois que le mot Bible apparaît dans un intitulé de chaire»,
avance Thomas Römer, intrigué par cette découverte. La Bible n'a certes pas été absente du champ d'étude des enseignants, « mais le mot n'apparaissait pas, comme s'il faisait peur », avance l'exégète. Il n'a donc pas de mal à comprendre l'honneur qui lui est fait aujourd'hui. « En créant cette chaire, on manifeste clairement que la connaissance du texte biblique n'est pas réservée aux Églises et aux synagogues et que la Bible fait partie du patri­moine culturel commun, se réjouit-il. Cela reste malheureusement encore peu évident en France, il faut lutter contre l'analphabétisme biblique. »
 C'est à cet Allemand qui enseigne en Suisse que le Collège de France a fait appel pour remplir cette délicate mission. Une manière d'aller puiser chez nos voisins une connaissance de la Bible que l'université française encourage encore peu.
  La Bible, Thomas Römer, 55 ans, compa­gnonne avec elle depuis son enfance. Dans l'atmosphère d'une famille protestante, modeste et pratiquante, le petit Thomas a rencontré le texte grâce à une Bible pour enfants offerte par ses parents. «Dès 6 ou 7 ans, je la lisais avec beaucoup d'intérêt. J'aimais ces histoires »,
 raconte-t-il. La « vraie Bible » , comme il disait alors, ce fut pour « plus tard » , mais à peine… Avant l'adolescence, dès 11 ans, il se frotte déjà aux véritables textes. « Je ne comprenais pas trop ce que je lisais, se rappelle-t-il. Ce n'était pas aussi excitant et drôle que dans la Bible pour enfants, mais je découvrais aussi des textes que celle-ci censurait. Cette lecture m'intriguait, j'avais le virus de comprendre. »
 Quelques décennies plus tard, Thomas Römer est devenu un spécialiste reconnu de la Bible hébraïque. De son itinéraire, il parle comme d'un « résultat de rencontres », rappelant le rôle déterminant de son professeur d'Ancien Testa­ment à l'université de Heidelberg (Allemagne), Rolf Rendtorff, alors qu'il était tout jeune étu­diant en théologie. « Sa manière d'enseigner, de mettre les choses en questions et de donner aux étudiants l'idée qu'eux-mêmes pouvaient trouver de nouvelles hypothèses sur des textes commentés depuis des siècles, m'a beaucoup stimulé » , dit-il en lui rendant hommage.
  À partir de ce moment-là, Thomas Römer se concentrera sur l'étude de l'Ancien Testament, s'intéressant, jusqu'au doctorat puis comme enseignant-chercheur, «à la formation des textes, aux contextes qui les ont vus naître, aux différentes positions qui se reflètent en eux » . « Ce qui m'intéresse, c'est d'essayer de cerner au plus près les moments décisifs dans la formation de ces textes, depuis les premières mises par écrit jusqu'à leur forme finale, explique-t-il. Il y a là déjà une longue histoire d'interprétation et de lectures qui se dévoile. » Au fil de ses recherches, il travaille tout particulièrement la question des emprunts bibliques aux civilisations environ­nantes : le Proche-Orient ancien, l'Égypte, la Mésopotamie, la Syrie, l'Asie mineure… Thomas Römer situe son exégèse dans le cou­rant historico-critique. « J'ai une approche d'his­torien, mais je ne conteste pas qu'on puisse avoir une lecture de la Bible plus immédiate », précise l'universitaire. Lui ne pense pas qu'il soit de son rôle de donner « le sens » du texte. « Ce que je peux faire, c'est être son "avocat" », préfère-t-il. Le
 défendre contre des récupérations hâtives, qui affirment : « La Bible dit que… » alors il faut faire ceci ou cela en matière éthique ou politique. Pour Thomas Römer, le travail historico-critique n'est pas dépassé, ni dépassable d'ailleurs. Cette lecture est, au contraire, à ses yeux, « de salut public » . « Les fondamentalismes qui menacent le judaïsme, le christianisme et l'islam sont liés à l'idée d'une immédiateté du texte fondateur,

 souligne-t-il.
Comprendre que les textes ont une histoire, des histoires liées entre elles, qu'ils ont réagi en étant confrontés à d'autres textes, c'est une possibilité de devenir un peu modeste. »
 Pour autant, le professeur ne croit guère en une lecture rationaliste, tentation récurrente de la lecture historico-critique. Il plaiderait plutôt pour une « réhabilitation du mythe » . Pour lui, si beaucoup de croyants sont troublés par la mise en question de l'historicité de certains récits bibliques, c'est parce qu'ils identifient, à tort, la vérité avec ce que l'historien recons­truit. Thomas Römer les inviterait volontiers à considérer autrement la vérité : « La vérité se trouve plutôt dans une interpellation que la Bi­ble peut m'adresser dans l'acte de lecture, en me confrontant à un certain nombre de choses, en me disant un certain nombre de choses. »

 Du protestantisme, Thomas Römer reconnaît l'influence dans sa passion pour le texte bibli­que. Et sa dette envers lui. « Le rapport immédiat au texte, le refus d'une autorité d'Église qui nous dirait comment il faut lire le texte, cela me con­vient très bien », avance-t-il. Le protestantisme a été présent à de nombreuses étapes charniè­res de son parcours. Adolescent, c'est dans les groupes bibliques pour jeunes de sa paroisse qu'il a appris à démêler les textes. Encore étu­ diant, c'est à l'Institut protestant de théologie de Paris (IPT) qu'il donne ses premiers cours en hébreu. Sans schizophrénie, Thomas Römer a même été, deux ans, pasteur à Nancy, avant de se tourner définitivement vers l'enseignement,

 « parce je suis plutôt quelqu'un qui cherche et que je n'avais pas trop de vérités à dire aux gens ». « Je revendique, sans vouloir convertir qui que ce soit, cette tradition protestante qui m'habite et qui est importante pour moi »,
souligne-t-il aujourd'hui. Dans son travail scientifique, comme dans sa foi protestante, c'est le goût d' « une quête » qui l'habite.
  On l'aura compris, Thomas Römer ne cherche pas à donner raison au texte biblique. «Pour moi, c'est le livre le plus important, mais je suis très peu missionnaire, dit-il en souriant. Cela ne m'intéresse pas de prouver que la Bible est supérieure à d'autres textes. » Pour lui, la Bible

 « se défend très bien toute seule »
: elle peut « tout supporter, la critique comme l'actualisation, à condition qu'on la respecte, qu'on ne lui fasse pas dire n'importe quoi… »
  Dans le foisonnement du Livre, Thomas Römer a un attachement particulier pour le prophète Jonas. Celui qui est appelé par Dieu et qui fuit loin de sa face, celui qui se fâche contre Dieu parce qu'il ne détruit pas la ville de Ninive comme annoncé…
« Jonas reflète un peu le travail de nous tous, théologiens et exégètes,
 médite-t-il. On est sûr de son coup et pourtant, on se trompe quand même. On est incohérent alors qu'on voulait être cohérent. Il y a là une énonciation humoristique de nos contradictions. »
 Et pour ce chercheur humble, un rappel de la précarité de toute recherche.

 ÉLODIE MAUROT

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 06-02-2009 à 04h45

 Aimer ses ennemis et dites-le avec des fleurs Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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« Aimer ses ennemis »

Est-ce possible ? à moins que ce ne soit la meilleure « bonne nouvelle » de tout l'Evangile ?

Et la plus efficace !

 

En effet si chacun l'expérimentait: plus de guerre, une répartition de ce qui est nécessaire et agréable selon les besoins des personnes et les possibilités de la collectivité, la découverte de l'autre qui fait peur, l'échange de ses différences...

Martin Luther King a bien montré l'importance de rêver et de partager ses rêves !

 

Ce dimanche matin 8 février 2009, l'un des reportages des émissions religieuses de France2 présentait le service de cardiologie pédiatrique d'un hôpital israélien, avec ses techniques de pointe. L'équipe médicale d'une dizaine de personnes, comprend 3 palestiniens. Environ le 1/3 des enfants opérés sont palestiniens. Ils le sont gratuitement si ils n'ont pas de ressources.

 

Les religions différentes sont pratiquées par les membres de l'équipe soignante et à l'occasion des repas pris ensemble, chacun découvre son ignorance de la religion de l'autre…

 

Il y a aussi ces deux autres exemples cités dans le « Blog du curé » http://archenoe.blogspot.com

« L'histoire de cette femme dont le mari a été victime de l'attentat perpétré à Djerba en 2002, par des terroristes d'Al Quaïda se disant musulmans.

Elle a répondu aux bourreaux de la plus belle manière : depuis bientôt cinq ans, au Mans, cette retraitée de 76 ans héberge deux étrangers en situation difficile, de religion musulmane qui plus est !

Et cela sans attendre que les terroristes qui ont tué son mari lui aient demandé pardon...

Autre fait susceptible de nous aider à progresser, cité par le journal "La Croix" :

A Téhéran, lors d'un jugement public, le père d'un volontaire islamique, assassiné, a pardonné au meurtrier de son fils, sous les applaudissements des 3.000 personnes présentes, qui ont porté alors ce père en triomphe jusqu'à son domicile.

Ce qui donne une immense valeur à ce témoignage évangélique, c'est que ce papa, musulman authentique, n'a pas exigé que le meurtrier commence lui-même par lui demander pardon...

Comme le dit le philosophe juif Emmanuel Lévinas, face à celui qui t'a fait du mal, ""fais ce que tu dois, et n'attends rien en retour ; la réciproque, c'est l'affaire de l'autre !"

Si vous avez une minute, relisez ce texte-phare de l'Evangile intitulé "L'amour des ennemis", en Matthieu 5, 43-48 ; extraits :

"Vous avez appris qu'il a été dit : "Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi."  Et moi, je vous dis : "Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent." (...)  Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? (...)  Les païens n'en font-ils pas autant ?"

Bien sûr, ni la retraitée ni le papa ne tolèrent le meurtre, pas plus qu'ils n'acceptent la méchanceté ou la mauvaise foi...

Mais ils sont passés de la logique humaine à la logique de Dieu.

Jésus donne sa vie non seulement à celui qui ne lui rendra rien, mais même et surtout à celui qui ne la mérite en rien.

Jésus, au lieu d'attendre qu'on l'aime pour se décider à aimer en retour, il aime par avance, sans condition.

Tout en rejetant totalement le péché, il aime celui qui ne l'aime pas et ne l'aimera jamais en retour. »

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 08-02-2009 à 16h46

 le second au Vendée-Globe Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Image : le bateau d'Armel de retour à Port Olona :

 " un bon marin est celui qui sait ramener son bateau au port"

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On lit dans Ouest-France  du 7/2/09 :

Trois mois autour du monde, sans escale et en solitaire, c'est aussi  un tour sur soi et sur les autres. Armel Le Cleac'h a appris énormément de choses et compris pourquoi il n'y avait qu'un jeune de 30 ans au départ.

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BIBLE :

Dans la liturgie du mardi 1 on peut lire :   Psaume 33 v.8

"Le  Seigneur rassemble l’eau des mers ;

Il retient prisonnier le grand océan..."

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 09-02-2009 à 22h40

 jonas Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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 Réseaux des Parvis : Journées d'été 2008 sur le thème de l'Eau

Carrefour Biblique sur JONAS animé par Michèle Buret.

 

Le bateau est une école de vie, de vie en équipage, qui nécessite de louvoyer pour avancer quand les vents sont contraires. C'est ce que nous rappelle Francine Trannoy, familière de la voile…et de la Bible. Elle invite la douzaine de participants du groupe à s'embarquer avec JONAS… et Michèle Buret, théologienne et enseignante d'hébreu.

Jonas, ce vieux prophète biblique, célèbre et méconnu, fuit sur la mer un ordre divin. Il sera englouti par un poisson, vomi sur la terre et obligé d'aller à Ninive, en messager de Dieu, pour lui demander de se repentir. Lorsque celle-ci se repent et échappe ainsi au châtiment annoncé, Jonas ne le supporte pas et réclame alors la mort pour lui-même.

 

UNE PREMIERE RENCONTRE donne l'occasion de lire le début du récit, très court, puisqu'il tient en une seule page, divisé en deux parties,  d'abord sur mer, puis sur terre.

« Pourquoi donc Jonas choisit-il de fuir sur la mer, et  qu'y expérimente-t-il ? »

Telle est la question posée à la douzaine de participants.

 

Jonas n'a pas envie de faire son boulot de prophète. Il  n'est pas le premier : Moïse, le plus grand des prophètes a discuté longuement, pied à pied, avec Dieu, au Buisson Ardent, dans le livre de l'Exode, durant deux longs chapitres 3 et 4. de guerre lasse, Dieu a fini par lui dire :  Tu iras, la parole ne t'est pas facile ? Ton frère Aaron parlera pour toi !  Plus tard, ni Isaïe, ni Jérémie ne se sentent partants, car trop jeunes, pour une tâche grande et difficile.

Pourtant Jonas ne se juge pas indigne-lui, d'être prophète. A-t-il peur d'un long voyage ? D'une disproportion entre lui, tout seul et une énorme capitale ?  D'un combat perdu d'avance ? Pour l'instant le texte est muet sur ses motivations (il faudra attendre le chapitre 4  pour savoir) et prolixe sur bien d'autres détails :

 « La parole du Seigneur fut vers Jonas, fils d'Amitaï, pour dire : lève-toi, va vers Ninive, la grande ville et proclame sur elle que leur malheur monte devant moi -  Jonas se leva pour fuir à Tarsis devant le Seigneur, descendit à Yafo, trouva un bateau venant à Tarsis, donna son prix, y descendit pour venir avec eux à Tarsis devant le Seigneur »  (traduction littérale des trois premiers versets).

 Tarsis c'est hébraïsation du mot grec Thalassa qui veut dire mer  ( cf  Thalassothérapie)  Pour les Grecs la mer est un moyen de voyager, de faire du commerce,  mais les Hébreux, nomades du désert ou sédentaires en zones souvent montagneuses, ont peur du lieu dangereux qu'est la mer, lieu des forces mauvaises, là où se jettent les porcs du Nouveau Testament, où surviennent les tempêtes.

            Jonas descend à Yafo, puis descend dans le bateau,  il descend jusqu'au fond du bateau pour s'y coucher et dormir d'un sommeil profond.

Il est plus facile de descendre que de monter. En descendant vers la mer Jonas ne retournerait-il pas dans le sein maternel pour se protéger ? Va-t-il chercher dans les profondeurs les ressources dont il a besoin pour affronter Ninive ?  Jonas fait penser à Jésus qui dort confiant sur le coussin d'une barque, a la conscience tranquille, laisse-faire.  Or Jonas descend dormir au fond du bateau, après le déclenchement par Dieu, de la tempête ! C'est comme s'il laissait faire Dieu et les marins…qui s'intéressent à lui et lui demandent, non pas ses papiers, mais : « Quel est ton ouvrage et d'où viens-tu ? Quelle est ta terre et de quel peuple es-tu ? »  (v 8)   «  Je suis hébreu » répond-il (v.9) .  Hébreu signifie dans sa langue celui qui passe, qui traverse, qui transgresse… ce qu'il est en train de faire. Et il déclare « craindre le Seigneur Dieu des cieux qui fait le ciel et la terre sèche » Les marins ont beau faire, ils ne peuvent ramener Jonas à la terre sèche (v.12) et sont contraints de le jeter à la mer, comme il l'a demandé. Jonas descend de plus en plus bas jusqu'au verrou de la terre (2, 7 : l e mot verrou étant en Hébreu de la même racine que le verbe fuir), d'où son être pourra enfin remonter… vivant, grâce au poisson envoyé par Dieu… qui lui permet de traverser la mer à pied sec, comme jadis les Hébreux à la sortie d'Egypte, ( « à pied sec », correspond en hébreu littéralement « sur la terre sèche »)

 

UNE DEUXIEME RENCONTRE  fait lire cette fois au groupe la fin du récit, le chapitre 4, à partir de la question : « Quel apprentissage fait Jonas à travers la sécheresse, l'absence d'eau qui tue son ricin ? »

            Au chapitre 3, Ninive est revenu de son malheur, a pris le deuil dans l'espoir d'échapper à sa perte : elle a trop bien prêté l'oreille à l'avertissement de Jonas, laconique à souhait :  « Encore quarante jours et Ninive sera révolutionnée » (v.4), bouleversée, pas forcément détruite !  Et voilà que le malheur passe de Ninive sur Jonas.

Qu'est ce qui rend notre prophète si désespéré, si en colère ? Il l'explique au verset 2 du chapitre 4 : «  …j'ai commencé par fuir à Tarsis, car je sais que tu es un Dieu de la grâce et de l'amour,  lent à la colère et débordant de bienveillance,  et revenant sur l'idée de faire le malheur »  Que représente donc Ninive pour cet hébreu ? La capitale mésopotamienne, responsable au 8° siècle avant notre ère de la destruction du Royaume du Nord, de l'exil et de la disparition définitive de 10 des 12 tribus d'Israël.  C'était l'Hitler de l'époque. Certes en moins 610, bien avant la rédaction de ce récit, Ninive à son tour a été détruite, mais pas son souvenir ! Eh quoi ! Dieu  pardonne à Ninive ? Les Français ont eu du mal à pardonner aux Allemands.

La terre sèche, pour le groupe, c'est quelque chose de dur : les moments de désert dans nos vies (après lesquels on est plus fort), la sécheresse de cœur aussi.

A l'Est de la ville, du côté du lever du soleil, d'un jour nouveau, Jonas espère que Ninive… change, arrête son repentir, ne soit pas sauvée !  Installé  à l'ombre d'une hutte, d'une  « soucca », il a dit à Dieu : « Ma mort vaut mieux que ma vie » (v. 3)  Dieu commande à un ricin de lui faire de l'ombre, «  pour le sauver de son malheur » (v.6), puis à  un ver de dessécher le ricin (v.7), enfin à un vent d'est de labourer et au soleil de taper sur la tête de Jonas (v.) Bien sûr Jonas appelle à nouveau la mort, et pour la deuxième fois, Dieu lui demande : « Fais-tu du bonheur pour toi, en t'irritant ? »

La vie, la joie sont du côté de l'ombre et du ricin.  Le ver, la sécheresse du ricin et du vent d'est venu du désert, le soleil provoquent le désir de mort. Dieu fait faire à son prophète l'expérience de l'ombre, puis du dessèchement, tout ceci en lien avec l'irritation de Jonas.

Un ver ronge : est-ce la haine de Jonas, son désir de mort pour Ninive ?  Un vent d'est, un soleil brûlant :  est-ce la réponse de la justice que souhaite Jonas, mais devant laquelle nul ne tient, pas même un prophète ?

Le texte du prophète Jonas est lu en entier le jour de Kippour,  c'est à dire du pardon, à la synagogue,  quand le peuple juif supplie Dieu de quitter son trône de justice, pour s'asseoir sur son trône de miséricorde.

                                                                        Michèle Buret

 

L'animatrice des rencontres, rédactrice également du compte-rendu a trouvé que les participants, qui dans l'ensemble connaissaient peu les textes bibliques, en tous cas celui-là,

sont entrés facilement dans une lecture symbolique, accès à la signification profonde de tels textes.

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  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 18-02-2009 à 01h42

 la bible revisitée avec Siloé Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Dans leur sélection de février 2009 les librairies  Siloé font une large place à des thèmes tirés de la Bible

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La nuit de Judas

Jean-François Bouthors, L'atelier, 138 p, 18 €

 

L'affaire semble entendue. Judas est un traître, et il n'est pas de ma famille. Du moins, je l'espère de toute mon âme.

Mais derrière cette peur de fréquenter des damnés, il y a une autre question presque beaucoup plus grave : Jésusavait-il besoin de Judas pour être arrêté par les romains et crucifié ? Dans ce cas, y aurait-il une faille dans le salut divin, à savoir que tous ne peuvent être sauvés, et qu'il en faut bien… Il ne faut rien dévoiler de ce qui constitue le coeur de l'enquête mené par Jean-François Bouthors dans son admirable livre intitulé « La nuit de Judas », ou simplement dire qu'on ressort tout à la fois inquiet et rassuré. Pourquoi ? Parce ce qu'on réalise que le refus de l'amour de Dieu est à portée de chacun, un peu tous les jours, et qu'en même temps, « son amour est fort comme la mort », autrement dit qu'il faut mourir à ce qui nous retient à accepter son amour, sinon… Des phrases simples, souples, et pudiques nous tiennent en haleine, comme si nous ne savions pas la fin. Et l'auteur, avec un grand talent, a réussi à rendre vivant « la petite brigade, cette bande de bras cassés » qui constituait le groupe des apôtres en s'appuyant notamment sur les fresques de Giotto,

qui complète son travail dont on peut dire qu'il s'inscrira dans la mémoire de notre âme. (Jean-François N.)

 

 

Dieu et son image : ébauche d'une théologie biblique

Dominique Barthélemy, Le Cerf, 253 p, 20

 

Voici un ouvrage qui depuis sa parution en 1963 a connu un beau succès. Il s'agit ici d'une quatrième édition. A travers les textes bibliques l'auteur nous propose une rencontre et même une confrontation entre l'homme et Dieu. Il répond à la question, qui est Dieu ? Que dit-il de lui-même ? Nous sommes conduits pas à pas dans la bible : les multiples voix qui s'expriment par les textes nous invitent à prêter attention à la Parole essentielle qui est celle de Dieu lui -même. Une méthode simple pour apprendre à lire la bible en se laissant guider par l'Esprit. (Eliane G.)

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 19-02-2009 à 23h03


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  Blog créé le 08-12-2008 à 10h25 | Mis à jour le 19-09-2016 à 21h09 | Note : 5.00/10