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BIBLE ET MIGRATIONS :

Dans le numéro 242 de la revue du CCFD, page 25, on peut lire : « Migrants et habitants des pays  d'accueil, ce livre est pour vous ! posez ce trésor d'humanité sur votre table de chevet.

Prêtre du diocèse de Seine-Saint-Denis, en charge de la pastorale des migrants,  Pierre Trudeau a également vécu cinq ans en Haïti.  Sur cette île de misère, l'auteur est frappé par la soif de la Bible des chrétiens et leur désir de s'en approprier les textes. En France il fait le même constat, notamment auprès de migrants. Dans  ce même ouvrage préfacé par Mgr Olivier de Berranger , il nous propose une rencontre particulière avec les figures de migrants de notre héritage chrétien,  prophètes ou non,  qu'il met en parallèle avec  des témoins d'aujourd'hui. A travers ces personnages, petits et grands, l'auteur nous fait vivre toutes les étapes de la migration :  le départ et l'arrachement à la terre d'origine, puis l'installation en pays étranger et le défi de rebâtir une nouvelle vie (Abraham) ; la deuxième génération, « génération oubliée »  croulant sous le fardeau d'un lourd héritage (Isaac) ; le voyage et ses difficultés,  la tentation de la révolte (Moïse) ; le tiraillement entre assimilation et fidélité aux traditons (Salomon) ; le choix de la réussite personnelle ou de lasolidarité avec son peuple (Esther) ; le choc et les tentations d'une nouvelle culture (Isaïe) ; le souhait  de rentrer au pays( Tobit)…

Mais nous aussi, habitants des pays hôtes, nous avons de quoi puiser dans la Bible. Elle nous conduit à poser un regard nouveau sur l'étranger. La migration pour le chrétien, qu'il soit migrant ou hôte, est une mise à l'épreuve de sa foi. Pierre Trudeau nous invite aussi à méditer, car au-delà de la migration cet ouvrage nous interpelle sur le sens de la vie.   Violaine  Pagnol

Bible & migrations. Figures d'hier, réalités d'aujourd'hui. Pierre Trudeau, éditions Kartala, 20 €

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LA BIBLE POUR  DISCERNER

On connaissait le document sur  « l'interprétation de la Bible dans l'Eglise »  (voir plus haut dans ce blog).

Dans le journal « la Croix »  du 14 octobre 2009  Isabelle de Gaulmyn  annonce :

« La Commission biblique pontificale a publié un document « Bible et morale », dont l'édition française vient de sortir. Ou comment la Bible, sans être moralisatrice, peut être source de discernement moral

. Si la Bible ne saurait fournir des réponses toutes faites aux questions de notre temps, sa lecture donne des clés pour faciliter le discernement moral.

Comment lire la Bible ? L'Église n'a pas fini de se poser la question, depuis qu'au début du X Xe siècle l'exégèse historico-critique a bouleversé la manière d'aborder l'Écriture sainte. Trop longtemps, en effet, on a pratiqué une lecture apologétique de ces textes, voulant voir dans chaque phrase de la Bible une vérité donnée à appliquer. Les études exégétiques ont montré depuis combien la distance et la remise en contexte étaient indispensables pour comprendre le texte biblique.

Peut-on en rester là ? La constitution Dei Verbum de Vatican II, tout en légitimant l'approche historico-critique, a estimé que l'Écriture devait rester « l'âme de la théologie ». Dans ce sens, le cardinal Joseph Ratzinger – puis comme pape Benoît XVI –, notamment dans la préface de son livre Jésus de Nazareth, a demandé aux exégètes de ne pas s'arrêter au constat historique, scientifique, mais d'être aussi théologiens.

Doivent-ils se faire également moralistes ? C'est l'objet du document de la Commission biblique pontificale, qui travaille depuis 2001 sur ce sujet, et dont le document Bible et morale. Quels critères pour discerner ?, finalisé l'an passé, vient d'être publié en français (1). Attention, cependant : pas question de revenir à une conception qui ferait de l'Ancien comme du Nouveau Testament des catalogues de lois à appliquer. « On tomberait dans le moralisme, estime le P. Olivier Artus, exégète au Theologicum de l'Institut catholique de Paris et membre de la Commission biblique pontificale. Car le christianisme n'est pas d'abord une morale, mais une révélation. »

Faut-il pour autant renoncer à trouver des contenus éthiques dans les Écritures, au motif que les seules lumières utiles en ce domaine sont à chercher du côté de la raison (ce que l'Église appelle « la loi naturelle ») ? Non, répond la Commission, qui cite, comme un fil rouge, cette remarque du théologien Ratzinger dans un article sur le renouvellement de la théologie morale : « L'originalité de la Sainte Écriture dans le domaine moral ne consiste pas dans l'exclusivité des contenus proposés, mais dans la purification, le discernement, et la maturation par rapport à tout ce que la culture ambiante proposait.»

Inutile, en effet, de chercher dans la Bible des « recettes » morales pour notre temps : on se situe à plus de 2 000 ans de distance et le texte, la composition, le vocabulaire sont d'une grande complexité. De plus, explique le document, « on trouve dans la Bible beaucoup de normes, de lois, de recueils, de codes. Mais ils ne sont jamais isolés, ni pris pour eux-mêmes. Au contraire, ils s'inscrivent toujours dans un contexte déterminé .» La loi vient après la révélation de Dieu : il faut attendre le soixantième chapitre de l'Ancien Testament avant d'arriver au Décalogue ! Ainsi, la morale est seconde, et c'est le don de Dieu qui est premier : la loi vient ensuite, pour indiquer à l'homme la manière adéquate de vivre ce don.

Dans une première partie – dont le titre, « Une morale révélée », pourra surprendre –, la Commission biblique s'attache à étudier cet horizon biblique et anthropologique de la morale chrétienne. Dans cette conception, l'homme est d'abord créé par Dieu, puis membre du peuple élu avec lequel Dieu a conclu une Alliance, puis frère ou sœur de Jésus, le fils de Dieu. Tous les textes bibliques n'ont pas la même autorité de ce point de vue, et la Commission biblique a logiquement placé en début de son travail les deux grands textes, le Décalogue, et les Béatitudes, sommets de la révélation morale de l'Église.

« Le christianisme n'est pas d'abord une morale, mais une révélation. »

Dans une seconde partie, la Commission pontificale montre que si la Bible ne saurait fournir des réponses toutes faites aux questions de notre temps, sa lecture n'en fournit pas moins des critères qui facilitent le discernement moral : importance de la culture ambiante, opposition à toute idolâtrie, progression vers le Christ, dimension communautaire de l'« agir » chrétien et enfin critère eschatologique aussi, car pour le chrétien, le monde n'a pas sa fin en soi. De cette manière, Bible et morale offre aux chrétiens, de plus en plus nombreux à vouloir s'approprier les textes bibliques, un outil de travail intéressant et relativement facile d'accès.

Ce document du Vatican fait-il un sort aux approches historico-critiques de l'exégèse classique ? Non, selon le P. Artus, mais « il demande d'aller au-delà » : « L'exégèse critique est indispensable, mais il ne faut pas en rester là, et faire ainsi des sciences humaines l'instance ultime de la Vérité. » C'est d'ailleurs dans ce sens que la Commission biblique pontificale s'est déjà attelée à un nouveau sujet, «Inspiration et Vérité dans la Bible ».  I .de Gaudmyn

 

(1) Bible et morale. Quels critères pour discerner ?, de la Commission biblique pontificale (Éd. Nouvelle Cité, 284 p., 19 €).

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 14-10-2009 à 23h52

 Femmes dans la Bible Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

Si vous tapez :  http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=2198371&rubId=238

vous trouverez ce document qui ne manquent pas d'intérêt :

Paru le 8 mars  à l'occasion de la journée internationale de la femme.

Voici une bonne occasion d' aller fureter du côté de la Bible et placer discrètement en lumière quelques beaux portraits de ces femmes extraordinaires de la Bible

(image : Ruth)

 

Les femmes de la Bible portent l'intuition de Dieu

On dit que la Bible est rude avec les femmes. Le jugement est trop dur. Dans une société où la femme avait effectivement peu de droit pour beaucoup de devoirs, la Bible a sculpté des portraits d'exception, avec cette intuition majeure : magnifiques, tenaces, parfois fourbes ou astucieuses, ces femmes sont souvent étonnamment ajustées au projet de Dieu.
Elles veillent sur lui comme sur un nouveau né, elles ouvrent large l'espace de Dieu au pays des hommes.

Ouvrant ces portraits, il faut bien parler d'Eve! Beaucoup, pour parler d'elle, ont des mots au parfum de pomme acide. Eve ne mérite peut-être pas tout cela. Quand elle apparaît, ils sont deux à chercher tant bien que mal les chemins de Dieu, l'oreille encore si mal affinée à sa voix…
On retiendra qu'Eve est nommée, au terme du récit de la Genèse, « mère des vivants » (Gn 3). Car c'est toujours de vie que parle la Bible.

La Genèse voit alors défiler de grandes figures, avec lesquelles nous parcourons les premiers sables bibliques, étonnés. Ainsi Sarah, déjà vieille, rit de ce qu'elle entend de l'étranger qui passe et dans lequel le lecteur reconnaît l'ange de Dieu.
Il parle de naissance alors qu'elle se sent toute sèche, trop vieille pour rouvrir le chapitre des imprévus et de la vie. Elle rit. Et l'enfant qui naîtra d'elle, puisqu'elle enfantera, s'appellera l'enfant du rire, selon le jeu de mots hébreu qui entoure le nom d'Isaac (Gn 18).

Tenaces pour veiller sur la vie.

Puis vient Rébecca, qui entre dans l'histoire d'Isaac par la porte du courage et de la fidélité à l'accueil, au respect de l'étranger de passage, à la vie. Elle ne ménage pas sa peine au bord du puits, pour les chameaux de l'étranger qui arrive.
Bien lui en prend, car c'était pour lui le signe attendu. Et il la ramène vers Isaac, son maître, qui désirait une femme prête à un grand rêve, à une histoire où Dieu aurait sa place. Rébecca épouse Isaac.(Gn 24). 
Bien sûr on se souvient de sa rouerie quand Jacob devenu vieux et rendu aveugle par l'âge, doit donner sa bénédiction à l'aîné, Esaü. Elle, de ces deux jumeaux terribles, semble préférer Jacob, et l'aide à obtenir la bénédiction paternelle qui échappe à Esaü. Celui-ci pleure de s'être fait ainsi ravir la bénédiction de l'aîné. Ainsi Rébecca aide son fils Jacob, l'assoiffé de bénédiction et de Dieu !…(Gn 27).

Mais traversons ainsi le temps, et voici Myriam, qui aime tellement chanter qu'elle emporte tout le monde dans son chant. Le temps a passé depuis Rébecca. Le peuple a connu la servitude d'Egypte. Et si Myriam entreprend de chanter son étonnement pour Dieu, c'est que le peuple a traversé la mer sous la conduite de Moïse, son frère (Ex 15).
Son chant est le premier grand, immense cantique du peuple de la Bible, au Dieu qui fait franchir la mort.

Franchissons les siècles. Et l'on aimerait ne pas oublier Rahab, la prostituée de Jéricho, qui a l'oreille fine à la « parole du Seigneur » (Jos 2) ! Rahab, la merveilleuse païenne qui ouvre ainsi les portes de Jéricho aux envoyés de Dieu, pour que le peuple qu'il aime entre en terre promise

Ruth a une histoire différente. Elle est du pays de Moab. Elle est étrangère et a épousé un fils du pays de Juda venu par là, mais a connu très vite le veuvage. Par fidélité à sa belle-mère, ou peut-être par amour pour son amour qui n'est plus, elle vient au pays de Juda.
La Bible dit avec gratitude et presque tendresse sa fidélité à la Parole de Dieu ! Parvenue au pays de Juda, elle ira errer en pauvresse sur les champs moissonnés par Booz, pour y glaner. Elle glanera gros, puisque Booz la remarque et la choisit pour en faire sa femme.
D'eux naîtront Jessé et sa lignée, l'arbre de Jessé, l'arbre généalogique de David et... du Messie. La tradition juive chantera la foi de Ruth — mais de quelle nature est-elle exactement ? —, devenue ainsi en sa ténacité et sa fidélité, l'ancêtre du Messie.(cf. livre de Ruth).

Et il nous faut aller plus loin vers le Nord, aux confins de la terre du Liban, un siècle plus tard peut-être. Comment ne pas évoquer en effet cette autre figure merveilleuse, de la femme que rencontre le prophète Elie au temps de la sécheresse et de la famine. On ne sait rien d'elle, pas même son nom, juste sa peine, elle que l'on appelle simplement la veuve de Sarepta. Elie lui demande à manger et, alors que ce sont ses dernières ressources avant de mourir, elle et son fils, elle donne son reste de farine et d'huile.
Comme si elle pressentait que l'identité même de Dieu est résurrection, vie plus grande, plus forte que la mort, et qu'avec ce Dieu là au cœur, on peut donner (1 R 17) !

On comprend, à regarder la vie de ces femmes trempées au rythme de Dieu, que les prophètes aient aimé comparer Jérusalem à une femme. Une femme dévoyée quand c'est le péché qui emporte le cœur de Jérusalem. Une veuve dévorée par le chagrin au temps de l'Exil, une femme resplendissante de beauté au temps où Dieu ramène son peuple des terres du mal et de l'Exil.

L'accueil de Dieu sans réserves

Marie, dans le Nouveau Testament, sera cette grâce venue du ciel et habitant au pays des hommes. Une disponibilité intégrale à la Parole, au point qu'en elle la Parole venue de Dieu se fait chair. Et l'humanité passe de façon nouvelle aux saisons de Dieu, ouvrant le temps pour chaque homme, chaque être, d'un enfantement.

D'autres femmes splendides traversent avec discrétion les évangiles, le temps de semer la vie, d'accueillir le pardon, de renaître, d'aimer. On pense à toutes ces Marie dont les visages se sont fondus, au fil de la tradition, avec celui de Madeleine, celle dont on dit tout aujourd'hui, au rythme des films et des romans. Elle a simplement laissé saisir sa vie pour que s'y inscrive, avec le pardon, la résurrection de Jésus.

Il est des êtres de lumière qui éveillent ainsi l'humanité et la sauvent. On reconnaîtra en eux la parole de Dieu, énoncée sans ombre, au cœur de notre histoire.

Jacques

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 21-10-2009 à 06h30

 Psychanalyse & texte biblique Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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BREVES :   Pour novembre 2009  http://www.prionseneglise.fr   présente :

www.biblindex.mom.fr   :      "Ce site, mis en ligne fin 2008 à l'initiative de ­l'Institut des sources chrétiennes, est ambitieux. ­L'objectif, à terme, est le repérage des citations bibliques de toute la littérature ­juive et chrétienne de l'Antiquité et du Moyen Âge.
Il permet déjà l'interrogation simple d'un corpus d'environ 400 000 références bibliques, grâce à une base de données unique. C'est un outil de ­travail remarquable dont le projet fédère de nombreuses compétences."

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Dans sa livraison d'octobre 2009 la revue Christus proprose, entre autres, un article de Jacques Arènes,  intitulé : Psychanalyse contemporaine et religion.  Tout l'article est à lire mais, pour nous, ce chapitre :

 « Nouvelles lectures de la Bible »

La psychanalyse s'est passionnée pour le texte biblique, parce qu'elle est fascinée par le travail d'interprétation des textes originaires, que ce soient le texte de l'histoire d'enfance d'un sujet ou les grands mythes structurants, culturels ou religieux. Françoise Dolto vit, par exemple, en Jésus un enseignant des lois auquel le désir est soumis. Bien d'autres l'ont suivie, et c'est ainsi que toute une génération nourrie de sciences humaines a voulu reprendre les textes sacrés à la lumière d'une anthropologie du désir (9).

La psychanalyse lacanienne s'est penchée plus généralement sur le « texte » de la religion, avec un intérêt marqué pour le Logos divin. Le sujet humain est un être de langage, placé en position de secondarité. « Nul ne prend la parole en premier » (10). Chacun répond à un appel, ce qui récuse l'idée d'une autofondation subjective chère à notre monde contemporain.  Jean-Daniel Causse, théologien et psychanalyste, intègre la pensée éthique protestante et le texte biblique au corpus lacanien où l'éthique n'est pas absente (11). Causse évoque «l'être fils » comme lieu d'humanisation, la place du fils étant celle du renoncement à être tout - éthique lacanienne du sujet se déployant à travers un éloge du manque (12). Cette anthropologie de la limite permet de revisiter la notion de mal: le mal radical, le « péché originel », donc à la fois individuel et collectif, serait une désymbolisation originaire, une puissance mortifère de « défilialisation ». C'est le « devenir sujet » qui serait mis en danger par le refus de la place de fils, à l'oeuvre dans notre monde contemporain.

Si la religion peut être vecteur de symbolisation, elle se trouve aussi recéler certains dangers. Le «péché originel » des religions, pour Lacan et ses successeurs, c'est le piège de l'imaginaire. Des postlacaniens intéressés au religieux vont dans ce sens. Il s'agit de sortir de l'idolâtrie et de l'emprise de l'image (13), et de se méfier de cette «mousse » religieuse qui donne du sens « en veux-tu en voilà» (14). L'intérêt pour l'au-delà de l'image entraîne le psychanalyste du côté de la mystique, qui permet de comprendre un modèle du désir qui serait au-delà du voeu d'être imaginairement comblé. La mystique qui intéresse Lacan, et certains postlacaniens, est « antinaturelle », en tant qu'elle met en valeur le «pur amour », au-delà de tout utilitarisme narcissique (15).

9. Citons entre autres Marie Balmary, Dominique Stein, Nicole Jeammet , etc.

10. Jean-Daniel Causse, Figures de la filiation, Cerf, 2008, p. 13.

11. Cf. Jacques Lacan, Le séminaire. Livre VII. L'éthique de la psychanalyse (19591960), Seuil, 1986.

12. L'instant d'un geste. Le sujet, l'éthique et le don, Labor et Fides, 2008, pp. 19, 20 et 33.

13. Philippe Julien, La psychanalyse et le religieux. Cerf 2008 p. 61

14. Jacques Lacan, Le triomphe de la religion (1974) Seuil 2005 p. 80

15. Jacques Le Brun, Le pur amour de Platon à Lacan, Seuil 2002

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DANS "LA CROIX"  du 2 novembre 2009 on peut lire:

 

La Bible aux Goncourt

Lauréate du prix Goncourt lundi pour son magnifique Trois femmes puissantes (Gallimard), Marie NDiaye, avait été l'une des traductrices de la Bible Bayard parue en 2001. Elle avait traduit Ruth (avec Aldina da Silva) et Judith (avec Maurice Roger). Déjà en 1999, le même prix avait été décerné à Jean Echenoz, autre écrivain ayant participé à cette Nouvelle traduction qui vient d'être rééditée en format de poche (Bayard, 2 513 p., 19 €).

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  Lire les 2 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 04-11-2009 à 22h22

 Livres : un certain Jésus Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Ci-dessus : dans une synagogue lors d'une croisière "Espagne et Maroc". L'inscription peut être traduite ainsi, au plus près du texte.
"Sanctuaire miniature et demeure du document qui contient
         Isaac Méhav  fils de Henbir Ephraïm
         Désigna l'année soixante quinze comme l'heure
         D'aller vite construire Jérusalem"
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PETITE REVUE DE PRESSE :

Dans la revue trimestrielle « Jésus, Les Cahiers du Libre Avenir » n°142 septembre 2009 (27 240 DAMVILLE), Gérard BESSIÈRE présente :
René Luneau, « Jésus, l'homme qui évangélisa Dieu », Albin Michel, 300 pages, 9 euros.
« Evangéliser >, Dieu ? Le faire évangéliser par un homme? Que de dieux se sont succédés dans les cieux des peuples et que de fois ces dieux, loin d'élargir sans limites les horizons de la vie, ont été la projection des peurs et des besoins collectifs. L'homme Jésus a montré un autre visage de Dieu vers lequel on n'aura jamais fini de marcher.
Dans cet ouvrage paru en 1999, fort heureusement réédité dans une collection de poche, et enrichi par les recherches exégétiques, archéologiques, historiques récentes et par sa méditation continue, R.L. nous fait découvrir ou redécouvrir l'inépuisable nouveauté, en paroles et en actes, du passage de Jésus.
Son écriture claire et agréable fait revivre l'itinéraire ardent de celui qui annonça Dieu comme une bonne nouvelle.
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Toujours sous la plume de Gérard BESSIÈRE,on trouve :
Larry W. Hurtado, « Le Seigneur Jésus-Christ » Éditions du Cerf, 784 pages, 69 euros.
Le livre est gros et cher! Mais c'est une véritable bibliothèque! L'auteur, de l'Université d'Edimbourg, spécialiste du N.T. et des origines chrétiennes, affronte une question fondamentale, que précise le sous-titre : u La dévotion envers Jésus aux premiers temps du christianisme ». Le mot « dévotion » n'est pas enfermé dans le sens pieux du terme. Il désigne les façons dont on se représentait Jésus dans les croyances et les pratiques religieuses, parmi les différents milieux chrétiens, de la mort de Jésus à l'an 170 environ. L'ouvrage est une analyse minutieuse des textes à travers lesquels on voit émerger le culte de Jésus comme personnage divin.
En ce domaine, l'œuvre majeure dont l'influence a été très importante durant le 20e siècle est le livre célèbre, paru en 1913, de W.Bousset: « Kyrios Kristos ». Selon ce grand historien dont Hurtado salue l'érudition prodigieuse, le culte rendu au Christ ne remonterait pas aux groupes chrétiens primitifs de la Palestine juive: il serait apparu dans les communautés « hellénistiques » (de langue et culture grecques) sensibles à l'environnement religieux non-juif. La divinisation de Jésus serait à décrire comme « un syncrétisme progressif ou une hellénisation progressive d'une forme de christianisme plus primitive et plus pure ', sous les influences des cultes à mystères ou de la vénération de l'Empereur.
Hurtado conteste la thèse de Bousset. Il montre, particulièrement à travers les lettres de Paul, la place donnée à Jésus dans la pensée et les pratiques religieuses des premiers groupes chrétiens dés les années 40-50. Il ne s'agit pas, pour H., d'un développement tardif, mais d'une « quasi explosion », caractéristique de communautés composées de gens qui s'identifiaient en se référant à Jésus. Cette «mutation » n'est pas le résultat tardif d'influences externes: c'est dans la « matrice religieuse » juive qu'elle se produit. Elle incluait la vénération de la personne de Jésus comme divine, à l'intérieur du monothéisme. Hurtado étudie finement les titres donnés à Jésus: Fils, Christ-Messie, Verbe, Image de Dieu... et sa position par rapport au Père. Il note la convergence et l'interaction de plusieurs facteurs ou forces, dans la désignation divine de Jésus.
Chemin faisant, il prend en compte, à propos des débats sur la signification d'un verset ou d'une expression, « l'océan » des publications érudites produites depuis un siècle, particulièrement en langue anglaise. Lui même propose ses conclusions à partir d'une érudition impressionnante.
Les mises dans leurs contextes des documents — lettres de Paul, évangiles synoptiques, Jean, apocryphes, écrits du second siècle —offrent les éléments d'une histoire littéraire du ou des christianisme(s) des deux premiers siècles. Les prises de position de l'auteur (maillées de « peut-être «, « il est probable », témoignent de sa prudence et de son honnêteté intellectuelles. Lui-même se déclare avec humour « coupable de foi chrétienne », tout en poursuivant sa recherche avec une rigueur scientifique constante, et en donnant fréquemment la parole aux chercheurs qui ont des opinions différentes des siennes.
Son livre n'est pas une histoires des « christologies », c'est-à-dire des « doctrines ». Même s'il les prend en compte, il est avant tout orienté vers les croyances et les pratiques, l'expérience vécue des communautés. Comme tel, il va demeurer pour longtemps l'ouvrage de référence.

 

 
Gérard BESSIÈRE analyse aussi de:
John P. Meier, Un certain Juif JESUS. Les données de l'histoire, Tome IV. La Loi et l'amour, Cerf, 744 pages, 60 euros.
Voici le tome IV de l'entreprise monumentale du célèbre exégète américain. Avec le tome V annoncé, cet ouvrage demeurera, s'il est permis de risquer une comparaison religieuse, la cathédrale de l'exégèse historico-critique et de la recherche historique qui l'accompagne. Dans une écriture agréable, parfois souriante, où il s'exprime souvent à la première personne, J.P.M. poursuit sa tache d'historien sans aucune confusion avec les affirmations des théologiens, chaque discipline gardant sa spécificité.
Dans ce tome, il dénonce l'antithèse simpliste, si souvent répétée, entre Jésus et la Torah, la Loi. En réalité, Jésus, juif palestinien, ne l'a jamais rejetée . Il a participé aux discussions et aux débats concernant la pratique de la Loi dans les circonstances concrètes de la vie personnelle et collective.
L'étude fine de l'évolution des textes — attention au piège qui fait lire Marc à travers le prisme » de Matthieu — le montre: aucun principe directeur, pas même le double commandement de l'amour, n'organise globalement une sorte de Loi nouvelle ».
Jésus, comme d'autres maîtres, a pris position sur nombre de points. L'historien rigoureux constate qu'il le faisait en prophète des derniers temps, à distance des accommodements réalistes.
Les notes abondantes rendent présents les apports divers des exégètes depuis un siècle. Les index des auteurs cités, des références aux écrits bibliques et à la littérature ancienne, des termes et des thèmes, permettent de consulter facilement cet immense livre qui est la tentative la plus poussée, la plus scientifique, pour approcher le Jésus « réel » et son inépuisable nouveauté.

 

 
Enfin Gabriel Marc nous dit ce qu'il retient de :
Joseph Moingt, L Évangile de la résurrection, Bayard, 85 pages, 13,50 euros.
Il n'est pas inutile de se recentrer sur ce que l'on célèbre vraiment à travers les rites issus de la tradition des derniers siècles. C'est l'intérêt de ces six "méditations spirituelles" de l'ami Joseph Moingt. Elles sont belles, profondes et denses et donc non résumables. On y trouve une insistance bienvenue pour que l'on ne sépare jamais la Croix de la Résurrection car il s'agit du même acte, de la même dynamique.
Dans un autre chapitre la résurrection est présentée comme un événement de l'histoire, ce qui est fort car l'histoire précisément ne peut l'enregistrer. L'insistance est mise sur la compréhension progressive après la résurrection de la part des apôtres en se référant aux promesses de l'Ancien Testament. C'est cette compréhension, engendrant le christianisme qui fait histoire. Un autre chapitre encore insiste sur ce que la foi dit de la libération de la mort et de l'émergence d'une humanité nouvelle, en se référant à la pensée de Paul en particulier.
Les deux derniers chapitres sont particulièrement forts. L'avant dernier est consacré à la révélation de Dieu comme Trinité dans le fait de la mort, de la résurrection de Jésus et de l'effusion de l'Esprit. C'est un hymne d'une grande beauté et d'une grande profondeur et quand on sait mon attachement à ce mystère central de l'identité de Dieu, il y a tant de résonance que je ne puis que me perdre dans cette courte lecture. Je la recommande.
Le dernier chapitre porte sur l'actualité du salut porté par la résurrection de Jésus, actualité qui réside dans une célébration de l'eucharistie comme pôle majeur de la vie chrétienne et point de départ de ses exigences logiques: la solidarité avec les plus pauvres par exemple. Pour cela Joseph Moingt se réfère au chapitre 11 de la première lettre aux Corinthiens. Cela autorise un petit moment critique de la pratique eucharistique dominante dans un pays comme le nôtre, où elle est enfermée dans les murs du temple et non ouverte à l'humanité à qui l'on est voué à annoncer la bonne nouvelle que l'eucharistie comporte, en particulier à notre époque plus que jamais face au scandale de la pauvreté de masse.
Je recommande chaudement la lecture et la relecture et l'annotation de ce petit bijou.
Gabriel MARC

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 26-11-2009 à 22h27

 Vieillir avec la Bible Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Relire une expérience de vie  dans la guerre d'Algérie, à partir du cri des prophètes, de la prière des Psaumes ou la radicalité des évangiles

 VIEILLIR AVEC LA BIBLE de   Michel  Froidure Cerf, 2007  - 270p  -  18€.

Voici comment  le présente Antoine Nouis dans  L'HEBDO protestant « REFORME »  du 29 mai 2009 :

"Michel Froidure est un dominicain dont la vocation est née de sa révolte devant les injustices dont il a été le témoin pendant la guerre d'Algérie : «Je garde le souvenir amer du passage d'un aumônier militaire de haut rang dans le poste paumé du Sud oranais où nous, étions confrontés à des exécutions sommaires: il nous avait longuement parlé de l'enfer qui nous attendait si nous mourions après avoir fréquenté le bordel  d'Aïn Séfra, mais il avait catégoriquement refusé le dialogue avec un petit groupe d'appelés profondément troublés par l'exécution de civils en représailles de mines posées sur la piste. »

De cette révolte est né un discours critique sur les dérives  institutionnelles de sa propre Eglise. Il lui est resté néanmoins fidèle, parce qu'elle a aussi suscité ce qu'il considère comme d'authentiques témoins de l'Evangile. A plusieurs reprises, il cite Pierre Claverie, l'évêque d'Oran, et Christian de Chergé, le prieur des moines de Tibhirine, qui ont, tous tes deux, payé de leur vie leur amour pour la terre d'Algérie. A ces deux témoins, il associe Geneviève de Gaulle Anthonioz qui, après avoir connu l'enfer de Ravensbrück, s'est engagée auprès d'ATD-Quart-Monde le jour où elle a visité un bidonville qui lui a rappelé son expérience de déportation.

La vocation religieuse de Michel Froidure s'est déroulée, en tant qu'aumônier d'étudiants, puis de prêtre ouvrier, auprès des plus pauvres, à Strasbourg et à Lille. L'auteur raconte, sans langue de bois, comment la Bible l'a accompagné tout au long de ces années et comment son expérience de vie auprès des plus pauvres l'a aidé à relire les Ecritures.

Ce livre est précieux car il nous propose une relecture de plusieurs passages comme le cri des prophètes, la prière des Psaumes ou la radicalité des évangiles qui l'ont aidé à mettre de la parole dans les Lieux les plus miséreux de notre pays"   

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  Blog créé le 08-12-2008 à 10h25 | Mis à jour le 19-09-2016 à 21h09 | Note : 5.00/10