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 CAFE, CROISSANTS, BIBLE & COMMUNAUTE Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Dans « REFORME » hebdomadaire protestant d'actualité  du 28 juillet 2010 p.12

CAFE, CROISSANTS, BIBLE & COMMUNAUTE :

« L'investissement du prédicateur dans le texte biblique peut avantageusement se nourrir de la réflexion et de l'expérience des autres. La lecture d'ouvrages savants est évidemment recommandable, mais la discussion et l'échange à bâtons rompus avec d'autres, croyants ou non croyants, s'avèrent particulièrement enrichissants. On ne saurait trop recommander les partages bibliques précédant de quelques jours le culte dominical. Par exemple, le matin, une heure  avant le culte, des paroissiens se rencontrent pour un petit déjeuner biblique. La lecture du texte biblique prévu pour la prédication de la semaine suivante est faite, et chacun, sans avoir préparé, découvre ce texte et fait part des ses réactions et de ses questions. L'autre apporte alors son regard nouveau et sa manière de recevoir le texte. Des questions simples surgissent, que le prédicateur ne se posait plus, et le quotidien rejoint souvent, de manière étonnante, voire brutale, le contenu biblique. Le texte apparaït familier pour certains, tandis que c'est l'étrangeté de son  contenu et la distance culturelle que d'autres perçoivent.  Le partage biblique met ainsi en évidence la nécessité d'une confrontation au texte et les avantages d'une lecture communautaire. L'expérience est  stimulante pour le prédicateur qui pourra enrichir sa propre recherche sur le texte. Cette forme de partage biblique doit être adaptée à chaque communauté, mais c'est un excellent moyen de ne pas rester sur sa propre lecture du texte.  TH.L .

  Lire le commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 01-02-2010 à 21h46

 LE JESUS DE L'HISTOIRE Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Dans le quotidien « LA CROIX » du  4/02/2010

Histoire de la recherche sur Jésus

Par ALAIN MARCHADOUR

PETITE HISTOIRE DE LA RECHERCHE DU JÉSUS DE L'HISTOIRE de David Gowler Traduit de l'anglais par Jean-Bernard Degorce Cerf, Coll. « Lire la Bible », 230 p., 23 €

Depuis le siècle des Lumières, la recherche sur le Jésus de l'histoire a bousculé la vision classique du Jésus des Évangiles. «Le moment est venu, souligne David Gowler dans son introduction, de faire le point sur ce qui a été acquis et peut être perdu. » L'auteur remonte aux premiers essais d'histoire critique de Jésus au XVII e siècle et au XVIII e siècle. C'est ainsi qu'il présente la première œuvre rationaliste, d'un professeur de langues orientales de Hambourg, Hermann Samuel Reimarus (1694-1778). À sa mort, il laisse un manuscrit de 4 000 pages sur Jésus, un véritable brûlot qu'il n'a pas osé publier, le faisant circuler seulement auprès d'amis de confiance. On retrouve aussi le Jésus de Strauss, celui de Renan (présenté ici à tort comme un ancien prêtre catholique).

La partie la plus nouvelle porte sur les diverses étapes de la recherche aux XIXe et XXe siècles, à partir de l'ouvrage de référence d'Albert Schweitzer sur l'histoire des vies de Jésus d'où ressort un bilan largement négatif sur les recherches antérieures. Jésus l'apocalypticien doit être replacé dans le contexte du premier siècle. On débouche alors sur le constat négatif de Bultmann proclamant l'impossibilité et l'inutilité de connaître le Jésus de l'histoire. Puis viendront les années 1950 avec Käsemann, Bornkam, Jeremias qui contesteront les conclusions sceptiques de leur maître à la fois pour des raisons de méthode et pour l'exigence de la foi. Avec Sanders l'enracinement juif de Jésus est mis au premier plan. L'auteur dégage les traits vraisemblables de Jésus, faisant confiance aux critères d'historicité. Un long chapitre est consacré au « Jesus

Seminar », né en 1985. Ce groupe, qui comptait environ 200 membres avec des spécialistes mais aussi des personnalités de la société médiatique, savants et artistes, votait sur chaque parole de Jésus et c'est à la majorité que se décidait son authenticité. L'auteur, qui en a fait partie, est bien placé pour porter un jugement équilibré sur ce mouvement souvent cavalier dans ses méthodes de discernement.

De longs développements sont enfin réservés à deux grands exégètes américains souvent opposés. John Crossan, moins connu, a abordé Jésus sous des angles sociologiques et culturels, en particulier à travers les paraboles, situant Jésus dans un univers rural et paysan. J. Meier, plus classique, s'est fait connaître par le monumental ouvrage Un certain Jésus (voir La Croix, du 13 janvier et du 17 novembre 2005).

Les lecteurs qui n'ont ni le temps ni la capacité de lire toutes ces études ont ici accès à un ouvrage de référence qui permet de comprendre l'évolution de la recherche critique, ses écueils, ses méthodes et ses progrès, sans oublier l'inévitable subjectivité des chercheurs…

La recherche sur le Jésus de l'histoire a bousculé la vision classique du Jésus des Évangiles.

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 04-02-2010 à 23h09

 Eve rejoint Adam (suite 1) Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 

(suite  de" Adam en visite")

------------------------------------------------------------------------------

Un silence poli s'installe, tout de suite rompu par trois coups de sonnette.

Tous  - Entrez, Madame !

 

Un silence plus bref, les respirations cessent, la porte s'ouvre et la première dame s'avance.

 

 F.  Bienvenue à la première d'entre nous ! Quelle chance de pouvoir vous accueillir parmi nous avant qu'Adam ne reparte au jardin. Nous parlons si souvent de vous avec tellement  de questions.

 

Ève. C'est vrai que pendant des siècles seuls des hommes en ont parlé, en prétendant savoir ce que j'avais pensé, dit ou fait (de mal, bien sûr)…Il est vrai qu'il en a été de même pour Adam et pour notre Créateur !

 

F. Quel souvenir avez-vous donc de ces évènements du commencement?

 

Ève. Ce fut la décision de partir pour une grande aventure, qui se continue jusqu'à ces jours où vous me questionnez ici-même…Nous avions été prévenus qu'il y aurait des risques et des obstacles, le Mal, la mort que nous ne connaissions pas. Dieu l'avait expliqué à Adam avant mon arrivée. ( se tournant vers Adam) Tu m'en avais dit deux mots.

         Un jour où je contemplais l'arbre de la Vie au milieu du jardin et celui du Bien et du Mal juste à coté, j'ai perçu la signification profonde de cette proximité. Le serpent insaisissable dans sa viscosité et confus dans son langage  a éveillé ma curiosité.

Un grand désir est monté en moi,  une grande envie de vivre davantage, stimulée par le goût du risque. Il me semblait que rien ne résisterait à mon envie d'aller de l'avant. J'aurais voulu à ce moment-là,  en parler avec Adam, entendre ce qu'il en pensait. Il en savait sans doute plus que moi, puisque Dieu lui  avait parlé directement.

 Mais lui, Adam n'était pas là..

 

Adam.   Quand tu m'en as parlé, ta décision était prise, tu étais tellement enthousiaste à cette idée, que je n'ai pu que te suivre…

 

Ève.  De toute façon je ne regrette rien, c'est tellement intéressant de vivre. Il  y a tant à découvrir, tant de problèmes à solutionner, tant de réalisations à transmettre…D'autant que si on entre dans le projet de Dieu pour nous, Il est prêt à nous aider quand on le lui demande.

Qu'en pensez-vous ?

 

J.         - Dites-moi, madame "La vivante", comme a crié Adam en vous voyant, j'ai une question qui me tracasse.

Ève      - Profitez-en, puisque je suis là.

J.         - Voilà...j'ai essayé de recueillir vos paroles personnelles, dans le texte qui nous a été             transmis sur vous et...quelque chose m'a étonné.

            Vos premiers mots s'adressent au serpent,

            puis vous répondez à Dieu en accusant le serpent,

            puis vous proclamez avoir eu Caïn avec Dieu, mais vous ne criez pas le nom de votre fils.

            Enfin, vous criez le nom de Seth, votre troisième enfant.

            Voici ma question:

            Pourquoi ne parlez-vous jamais à Adam, parmi toutes ces paroles rapportées sur vous?

            Qu'aviez-vous envie de lui dire quand il vous a proclamé "chair de ma chair, os de mes os!" ?

            Est-ce qu'il y a eu un jour un dialogue entre vous ?

Ève      - Vous me torturez, monsieur...

            Comment vous répondre ?

            Regardez autour de vous...

            Combien d'hommes font des enfants à des femmes vivantes, avant même que le couple             n'existe ? Ils parlent de notre chair si belle et de nos os si arrondis, mais les femmes de votre époque n'ont même pas le temps de prononcer quelques mots que l'homme est parti.

N.        - Les commencements de nos couples seraient les mêmes que le vôtre ?

Ève      - Placer notre histoire au commencement a permis de la conserver, et c'est très bon...

            Mais dans chacun de vos commencements, adam, ève, le serpent c'est vous-même !

I           - Et Dieu ?

Adam   - Aucun de nous n'a assisté à sa propre création, Je n'ai pas vu Dieu, je dormais.

Ève      - Impossible de me souvenir, mais c'était très bon quand il me façonnait.

            Peut-être n'ai-je vu que moi-même ?

            Ensuite, nous ne l'avons pas vu: nous nous cachions et on dit maintenant que c'est lui qui se cache...

 

L'Inconnu

Trois coups de sonnette impérieux.

Tous se regardent.

Adam et Ève ne paraissent pas tranquilles et se retirent tous deux derrière un paravent richement brodé d'un arbre magnifique copié d'un tableau de Séraphine de Senlis.

Trois nouveaux coups de sonnette.

Serait-ce le serpent  ?

Ou bien Celui qui a inspiré le livre ? ...qui descendrait voir comme il a déjà fait ?

Jean et René se concertent à voix basse.

René    -  Tu crois qu'on est coupables ?

Jean     -  Que veux-tu qu'on nous coupe ?

 

Encore trois coups de sonnette qui surprennent Marie en train de se lever.

La porte s'ouvre et laisse passer un homme à barbe blanche, l'air intellectuel, affable, mais qui pourrait devenir sévère.

Il fait quelques pas et pose son regard sur chacun des assistants.

Tous restent cois.

Assiettes cuillères et plats s'immobilisent comme sur une vieille peinture.

Les regards se figent.

Dehors, un oiseau roule un air sans fin puis vient se poser sur l'appui de la fenêtre.

Sa tète apparaît derrière la vitre, petit œil inquisiteur.

 

L'homme ouvre enfin la bouche pour dire:

H.        - Voilà...Vous venez de me sortir d'un très long sommeil et je me suis senti obligé de venir

            vous dire deux mots.

Tous    - Qui...

H         - Moi ?

Tous    - Oui, Vous ? Que venez vous faire dans cette histoire ?

H         - C'est très simple, je ne suis qu'un des scribes qui a rédigé le texte qui vous occupe.

Tous    - Alors, vous avez...

H         - Bien plus de deux mille ans, alors ne me touchez pas et écoutez !

            Nous étions nombreux pour écrire ce texte, nous avions prié des nuits et des jours et des             jours et des nuits.

            Le Saint, béni soit-il, était avec nous, c'était notre foi et notre espérance et notre amitié.

            Alors... Relisez bien ce qui est écrit, laissez-vous pénétrer, faites tout ce qu'Il vous             inspirera, riez, chantez, mais que ce soit en accord avec les mots que nous avons écrits

            sous le regard du Saint, béni soit-il.

 

La petite assemblée respire, sourit intérieurement et aussi extérieurement.

Tous    - Merci, monsieur le Scribe !

Marie - Il nous reste un peu de couscous, en voulez-vous pour le voyage ?

Scribe- Merci Marie...mais mon estomac, mes dents...vous comprenez....

            Je repars tout de suite. Si heureux de vous avoir vus !

            Si heureux de voir vivre dans votre aujourd'hui ces phrases de tous les siècles.

            Au revoir! Je repasse la parole à Ève que j'avais interrompue...

 

D'un même mouvement, le scribe nous salue, nous sourit et glisse vers la porte restée ouverte.   

 

 

 

 

 

Un grand silence se fait autour de la table.

Puis l'un des participants prend sa plume et propose d'écrire au Scribe un message de toute l'assemblée;

Voici ce message, tel qu'il nous est parvenu:

 

Cher Monsieur le Scribe

Nous sommes très touchés de la considération que vous apportez à nos paroles humaines.

Ces mots, les vôtres, ceux que vous avez jeté sur le parchemin, ont franchi des siècles  d'interprétation, d'oubli parfois, je n'oserais pas dire aussi de manipulation.

 

Nous les appréhendons avec le plus grand respect. Nous les entendons aussi avec notre histoire, celle qui nous conduit à aujourd'hui,  avec ce que l'on appelle les sciences humaines  et depuis peu  l'accès aux formidables outils proposés par l'informatique.

 

Nous  serions désolés que cela trouble votre sommeil séculaire, mais nous apprécions  vos encouragements à rire et chanter, . Et peut-être alors que ces mots, ceux que nous devons, sous l'inspiration du Très-Haut, béni soit-il, trouveront-ils le chemin des  cœurs chez les hommes de notre temps.

 

Un nouveau silence approuve la lettre. Quelques uns reprennent du couscous et personne ne s'aperçoit qu'Adam et la Vivante ne sont pas autour de la table.

Une conversation assez animée parvient cependant aux convives...

M         - C'est leur voix !

P.        - Ils sont toujours derrière le paravent !

           

La voix d'Ève s'élève alors très distinctement:

Ève      - Vas-y toi même, je ne sais plus où me mettre.

Adam  - Tu crois ?

Ève      - Oui ! Vas-y, je te rejoindrai quand j'aurai arrangé ma coiffure. Allez !

 

Adam sort du paravent décoré en arbre de la connaissance du bien et du mal et se glisse au milieu de nous.

Adam  - Très bon, votre couscous-mouton.

 

Il boit une gorgée de thé à la menthe et se met à parler, pour nous dire:

Adam  - Puisque vous me donnez l'occasion... Je la prends.

 

Si votre mémoire est bonne, le premier récit est comme un rêve de Dieu: tout est très bon.

Nous sommes mâle et femelle, dans le meilleur des mondes.

Puis, le Saint, béni soit-il, met la main à la pâte, si l'on peut dire.

Je m'éveille et découvre le jardin avec ses quatre fleuves.

C'est paradisiaque...Il y a de quoi se nourrir, il y a de quoi rêver avec l'arbre de vie et de quoi penser avec l'arbre de la connaissance.

Je ne comprends pas encore qu'il y a un manger qui nourrit et un manger qui détruit.

Le Saint parle de mort, mais parler de mort à un enfant fait sourire l'enfant.

Puis je le vois modeler tous les animaux...et je crie de joie ! Je tape des mains. C'est magnifique !

                                                                                                                                                        

 

C'est alors que je vois le Créateur hésiter.

Il se tourne vers moi et me dit:

            - Je me trouve devant une impossibilité ! N'est-ce pas incroyable ?

            - Toi ? Créateur de l'univers ?

            - Oui ! Je ne peux rêver à ta place.

            Je viens de te mettre dans ce jardin, mais tes pensées, tes rêves, ne m'appartiennent pas.

            Toute ma puissance ne peut les découvrir.

            - Que vas-tu faire ? Il me tarde de rêver !

            - Voilà ce que je vais faire !

            Tu vas dormir, tu vas rêver et pendant ton sommeil,  je vais bâtir ton rêve selon ton désir.

            - Ça va faire mal ?

            - Un point de côté pendant trois semaines, peut-être...

           

Je m'allonge sur la mousse et c'est la plus belle nuit de ma vie.

Au réveil, elle est là, La Vivante ! C'est alors que je crie:

            - Os de mes os, chair de ma chair...

 

Elle me regarde et me dit:

            - Comment ? Je n'ai que la peau sur les os ?

 

Vous dire l'impression que j'ai eue...Impossible...Seuls les jeunes mariés après quelques semaines le comprendront: Ses pensées n'étaient pas les miennes ! Ses rêves ne m'appartenaient pas...

Je ne la connaissais pas !

J'en aurais dévoré l'arbre de la connaissance pour en sortir.

 

Au premier repas, je l'ai prévenue de cet arbre à respecter, mais, pensez-donc ! Pour vous c'est difficile d'apprendre le chinois...mais pour moi, le "féminin" c'est beaucoup plus difficile à saisir...

 Voilà ! J'aurais voulu la saisir....

Je me retourne pour chercher la cruche à eau.

Je cherche son regard...

Elle avait déjà filé au jardin.

 

Voilà...Dites-moi,  pour me consoler, ça ne vous est jamais arrivé ?

 

 (à suivre dans le texte du 8 mars 2010)

  Lire les 4 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 08-02-2010 à 14h49

 Adam en visite Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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UN AMI  DE « BIBLE TERRE MER »  propose :

 

Chers amis,

... Si le cœur en dit à l'un ou à  l'autre, quelle question poseriez vous à cet Adam qui vient du fond des âges ?   Si l'un ou l'autre a des idées à suivre, il peut les lâcher...On verra  bien si elles volent !
Je fais quelquefois un exercice de ce genre avec mes petits enfants: l'un commence un dessin que l'autre poursuit. (J.O.)

 

ADAM  EST EN ERRANCE HORS DU JARDIN… 

Il  est reçu avec bienveillance et curiosité.   EVE LE REJOINT.

         ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

AU LIVRE DE LA GENESE :   Chapitre 2

15 Yahvé Dieu plaça l'homme dans le jardin d'Éden pour le cultiver et le garder.  16 Puis Yahvé Dieu donna à l'homme un ordre, il lui dit : "Tu mangeras tant que tu voudras de tous les arbres du jardin,  17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, ce sera la mort à coup sûr !"  (…)

        

         •3 1 Le serpent était le plus rusé de toutes les bêtes sauvages que Yahvé Dieu avait faites. Il dit à la femme : "Vraiment ! Dieu a dit : Vous ne mangerez d'aucun des arbres du jardin ?"  2 La femme répondit au serpent : "Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin.  3 Mais pour le fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sinon vous allez mourir (… °)       

 23 Yahvé Dieu le renvoya donc du jardin d'Éden pour qu'il cultive le sol d'où il avait été tiré.  24 Il chassa l'homme…

 

Nous étions à table, avec des amis quand la sonnette a tinté.

Marie est allée ouvrir, nous avons tous entendu le bruit de la porte et le dialogue qui a suivi:

Marie  - Bonjour monsieur ?

x          - Bonjour madame

M.        - Que désirez-vous ?

x          - Je cherche justement ce que je désire !

M.        - Mais...Comment vous appelez-vous ?

x          - Adam, c'est tout.

            Me permettez-vous d'entrer pour me réchauffer ?

M.        - C'est que... Nous sommes avec des amis.

Adam  - C'est exactement ce que je cherche ! Je n'ai jamais eu d'amis.

M.        - Voulez-vous attendre une seconde ? Je leur pose la question.

 

Marie rentre dans la pièce, avec un air entre deux airs, et demande:

M.        - Vous avez entendu ? Qu'est-ce que je fais ? Il me fait bonne impression.

Mi.       - Il reste de ton gâteau de châtaignes, fais le rentrer, on va bien voir.

 

Adam nous a entendus et rentre aussitôt.

Adam  - Bonjour

Tous    - Bonjour, monsieur, asseyez vous, il reste du gâteau de châtaignes.

Adam  - Grand merci ! On ne m'a jamais appelé Monsieur.

Jean    - C'est la coutume, ici, mais vous venez peut-être d'ailleurs ?

Adam  - Moi ? Je viens du jardin.

 

Anne   - Voulez-vous enfiler ce peignoir?

Adam  - Merci, cette feuille de vigne me suffit.

Anne   - Il est grand, votre jardin?

Adam  - ...La surface du monde, ou celle d'un cœur si vous préférez...

Anne   - Les banlieues ont largement rogné votre jardin...

Adam  - Sous les HLM, une terre fertile...

 

Cl   - Qu'avez-vous dans le jardin Monsieur Adam?

               Parlez sans crainte : nous sommes entre amis."

 

F     - Ah le fameux jardin "Paradis"?

Adam         - Oui c'est son nom, mais il ne ressemble pas forcément à l'idée que  l'on s'en fait.

 F.               - Mais peut-être allez-vous pouvoir me parler des deux arbres du milieu de ce jardin?

 Adam        - Oh il y a bien longtemps que je ne m'aventure plus dans cette zone,  trop de mauvais souvenirs, vous comprenez!

 F.               - J'aimerais tellement  entendre votre version des faits.

                   Ce fameux fruit que vous avez mangé, était-il bon au moins? Et quelles ont   été les conséquences réelles?

 Adam        - Si vous y tenez...D'abord merci pour ce gâteau vraiment délicieux!

                   Et puis tout est finalement beaucoup plus simple que tout ce qu'on en a raconté par la suite!

 Voilà ! Comme vous le savez il y a au milieu du jardin, de chacun d'entre nous,          l'arbre de Vie c'est celui de notre vie, auquel il ne faut évidemment pas porter atteinte en provoquant la mort:

Ce sera d'ailleurs rappelé plus tard dans le commandement: "Tu ne tueras point"

                   A proximité de cet arbre magnifique, d'allure, de couleur, dont les feuilles sont toujours en mouvement, dansant dans le vent. Il y a un petit arbre tortueux mais toujours plein          de fleurs et de fruits.

 

   F.             - C'est donc ceux-là qui sont la cause de tous nos malheurs!

   A.             - Ça c'est ce qui a été raconté ensuite par des gens qui nous ont mis leurs erreurs sur le dos. C'est tellement pratique de ne pas se reconnaître responsables et de parler de faute "originelle"!

   F.             - Mais vous avez quand même bien été les premiers, Ève et vous, à manger de ce fruit défendu.

   A.             - Mais non, justement ces fruits n'étaient pas défendus !

Voilà ce qui s'est passé.: Avant qu'Ève  n'arrive, il m'avait bien été expliqué le danger pour moi, l'humain de connaître le mal, mon créateur ne voulant pour moi que le bien.          

                  Quand Ève a été là je lui ai expliqué, un peu rapidement il est vrai, qu'il fallait éviter de connaître le mal, puisque tout  était bon pour nous dans notre jardin.

   F.             - Mais alors qu'est ce qui s'est vraiment passé?

   A.             - Un jour  Ève contemplait le magnifique arbre de la Vie du milieu du jardin, tout en savourant les fruits de l'arbre voisin, dit du Bien et du Mal, quand elle remarque un animal jamais rencontré dans le jardin. Il venait des champs et se déplaçait sans pattes.

                   Il se met à lui raconter des tas de salades, d'éveiller sa curiosité sur ce qui se passe chez lui, dans les champs, au-delà de notre immense et magnifique jardin. Il lui parle du mal, de toute-puissance, de dieux multiples, de mort, tout ce qu'elle ne pourra jamais expérimenter sans sortir du jardin.

  Au point que par curiosité  elle a accepté un rendez-vous avec l'animal pour se rendre dans les champs. Quand  elle m'en a parlé, j'ai eu envie de l'accompagner...

 

                  C'est alors que tout a basculé. On a commencé à avoir peur, à se cacher.

                  Nous étions jusque là  si heureux de partager avec notre créateur notre émerveillement sur tout ce que l'on pouvait voir, entendre, toucher ou sentir. Et voilà que nous nous sommes mis à le fuir pour ne pas avoir à lui parler...

                   Lui avait déjà tout compris. Il a respecté notre choix, non sans tristesse je crois. Il nous a même poussés hors du jardin en nous annonçant ce qui nous attendait.

                  Depuis, tout humain vivant doit à tout instant choisir entre le Bien et le Mal, ce qui est du jardin ou des champs, la Confiance ou la Peur! Et ce n'est pas évident de s'y retrouver!

                   Il y a bien les religions suscitées par notre créateur, le seul vrai Dieu, pour nous y aider, mais elles sont trop souvent confisquées par des humains qui se font passer pour des dieux tout puissants, capables de juger pour les autres du Bien et du Mal, jusqu'à enfermer dans le Mal ceux qui leur déplaisent.

                  Pourtant le Dieu créateur continue à nous faire confiance et laisse toujours libre accès à son jardin!  D'ailleurs j'y retourne, si vous voulez m'accompagner...

                  Mais bien sûr, vous avez peut-être mieux à faire...

 

Le silence se fait autour de la table. Les interventions tellement inattendues en ont dérouté plusieurs. Après un léger toussotement, J. intervient:

 

J.       - Cher Adam...

         Pourriez-vous...

         Nous serions heureux de savoir...

         ... Qu'avez-vous fait d'Ève ?

         J'espère que vous ne l'avez pas fait attendre dans le froid ?

A.      - Ève ? La chair de ma chair, comme il est écrit. C'est surtout l'os de mes os...

N.      - Vous avez divorcé ?

A.      - Impossible après tant de siècles de vie commune.

N.      - Alors ?

A.      - Elle s'est arrêtée à Carrefour pour trouver quelques sapes.

J.       - Oh! "Sapes" ! Un mot nouveau en hébreu ?

A.      - Non, c'est africain. Ève a été très touchée par leurs robes en survolant l'Afrique.

N.      - Vous prenez l'avion ?

A.      - Mais Madame! Nous voyageons dans le cœur des humains qui pensent à nous...

         Pas besoin de vos moyens qui sont maxi-polluants

J.       - Ah ! Mais... Allons nous voir Madame ?

A.      - Ça dépend de ce qu'elle trouvera à Carrefour. Je l'ai quelquefois attendue des années.

         Puis, vous connaissez l'intuition des femmes... Si elle vous sent bien disposés envers elle,          vous la verrez rapidement, sinon... après tout ce qu'on lui a mis sur la conscience...

         Je ne sais jamais. Elle est imprévisible.

 

Se tournant vers Michel, Adam lui glisse avec un sourire:

A.      - N'est-ce pas un de leurs charmes ?

M.     - Hum...

  Lire les 2 commentaires | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 15-02-2010 à 10h27

 Après la tempête du 28 2 2010 Alerter l'administrateur Recommander à un ami Lien de l'article 
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Images : Aux Sables d'Olonne après la tempête du 28 2 2010

 

----------------------------------------------------  Au livre de JONAS  (traduction , Bible des Peuples) 

2 1 Yahvé envoya un grand poisson pour avaler Jonas, et Jonas resta trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson.

2 Du fond des boyaux du grand poisson, Jonas adressait cette prière à Yahvé son Dieu :

3 "Du fond de ma détresse j’ai lancé un appel

à Yahvé : il m’a répondu.

Du gouffre des morts j’ai crié au secours

et tu as entendu ma voix.

4 Tu m’avais jeté au milieu des mers,

seul au milieu du torrent ;

tes vagues et tes flots déferlaient sur moi.

5 Je disais : "Me voilà chassé loin de toi,

plus d’espoir de revoir ton Temple saint !"

6 Les eaux me montaient jusqu’au cou,

je me perdais dans les eaux de l’abîme,

ma tête se prenait dans les algues.

7 J’étais descendu aux racines des montagnes,

au pays dont les verrous pour toujours se ferment ;

mais tu m’as fait remonter de la fosse,

Yahvé mon Dieu.

8 Lorsque mon âme en moi se fondait,

je me suis souvenu de Yahvé,

ma prière est montée jusqu’à toi,

jusqu’à ton saint Temple.

9 Ceux qui servent de vaines idoles

ont sacrifié leur propre salut.

10 Mais c’est à toi que vont mes sacrifices,

mes chants de louange.

mes vœux que j’accomplirai,

car Yahvé est celui qui sauve.

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LA MER ,   d'après Michel  Quoist

 

         J'ai vu, Seigneur, la mer sombre et furieuse s'attaquer aux rochers.

 Les vagues, de loin, prenaient leur élan,

 Debout, orgueilleuses, elles bondissaient, se bousculaient l'une l'autre,

 pour se dépasser et frapper la première.

 

Quand l'écume blanche se retirait, laissant le roc intact,

 elles étaient reparties en courant,

         pour s'élancer encore.

 

         J'ai vu, l'autre jour, la mer calme et sereine.

 Les vagues venaient de très loin, à plat ventre pour ne pas attirer l' attention.

 Se donnant sagement la main, elles glissaient sans bruit

et s'étalaient de tout leur long sur le sable,

pour atteindre le rivage,  du bout de leurs beaux doigts de mousse.

 

Le soleil les caressait doucement et, généreuses, en renvoyant ses rayons,

 elles distribuaient sa clarté.

 

         Seigneur, donne-moi d'éviter les coups désordonnés

 qui fatiguent et blessent sans entamer l'ennemi.

 

 Ecarte de moi ces spectaculaires colères qui attirent l'attention

mais laissent inutilement affaibli.

 

Ne permets pas qu'orgueilleusement je veuille toujours dépasser les autres,

 en écrasant au passage ceux qui marchent devant moi.

 Efface de mon visage l'air sombre des orages vainqueurs.

 

         Au contraire, Seigneur, fais que calmement je remplisse mes journées,

 comme la mer lentement recouvre toute la grève.

 Fais-moi humble comme elle,

 lorsque silencieuse et douce elle avance sans se faire remarquer.

 

 Donne-moi d'attendre mes frères

 et de mesurer mon pas au leur, pour monter avec eux.

 

 Accorde-moi la persévérance triomphante des flots.

 Fais que chacun de mes reculs soit occasion de montée.

 

Donne à mon visage la clarté des eaux limpides,

à mon âme la blancheur de l' écume.

 

 Illumine ma vie

comme les rayons de ton soleil font chanter la surface des eaux.

 

         Mais surtout, Seigneur, fais que je ne garde pas pour moi cette Lumière

 et que tous ceux qui m'approchent

rentrent chez eux, avides de se baigner en Ta grâce éternelle.

 

d'après « Prières » Michel Quoist  p.63  édtions Ouvrières  1954

 

 

  Aucun commentaire | Ecrire un nouveau commentaire Posté le 28-02-2010 à 21h06


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  Blog créé le 08-12-2008 à 10h25 | Mis à jour le 19-09-2016 à 21h09 | Note : 5.00/10